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La France prête à l'ouverture des paris en ligne sous condition

Sous la pression de Bruxelles, le Gouvernement devrait libéraliser les paris payants sur Internet dont le monopole est détenu par la Française des jeux et le PMU.

Après avoir fait de la résistance à l'ouverture du secteur des paris en ligne, la France ouvre la porte, « le gouvernement n'est pas hostile à une ouverture du monopole sur les paris sportifs sur Internet, a déclaré à l'AFP Eric Woerth, le ministre du Budget et des Comptes publics.

Jusqu'à présent, la Française des jeux et le Paris mutuel urbain bénéficient d'un monopole sur les jeux de paris payants. Mais Paris n'a plus guère le choix. Après une première mise en demeure sommant la France d'ouvrir les paris en ligne à la concurrence, Bruxelles a menacé de saisir la Cour européenne de justice. Désormais, le gouvernement français est prêt à négocier, mais par à n'importe quel prix. « Il faut que cela reste raisonnable et responsable ,» insiste Eric Woerth.

Limiter les risques de blanchiment d'argent

Le ministre du Budget désire limiter les risques de blanchiment d'argent, c'est pourquoi il refuse qu'une société de jeux d'argent puisse opérer en France depuis un des pays de l'Union européenne. Les sites de paris en ligne ne pourront donc pas opérer depuis des paradis fiscaux comme Malte, ils devront impérativement ouvrir une filiale en France. De même, ils devront se plier aux obligations fiscales et de soutien financier à la filière hippique, comme le fait le PMU.

Le ministre du Budget se rendra à Bruxelles à la mi-octobre afin d'établir un cadre légal pour les paris en ligne sur les courses hippiques et les compétitions sportives. Les négociations pourraient être tendues, car conformément au droit européen, rien n'oblige une société dont le siège social est installé dans un pays membre à ouvrir une filiale dans un autre pays afin d'y exercer une activité.