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Compteur Linky: pas d'exposition anormale aux ondes électromagnétiques, selon l'ANFR

En 2018, l'Agence nationale des fréquences a passé au crible 178 lieux équipés de compteurs Linky pour analyser un éventuel dépassement des niveaux d'exposition autorisés. Il n'en est rien.

En France, le dispositif national de surveillance de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques permet à tout particulier ou collectivité locale de commander gratuitement des mesures dans la bande très basse fréquence, celle utilisée par les compteurs Linky.

Entre juin et décembre 2018, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) a analysé 178 lieux dans lesquels ces compteurs étaient installés. “La conformité du niveau d’exposition aux champs électromagnétiques [...] a été constatée sur tous les sites ayant fait l’objet d’une mesure", a conclu l’agence dans son rapport, repéré par le site Next INpact.

Toutes les mesures ont été effectuées dans un lieu intérieur et majoritairement en milieu urbain (81%) ce qui, comme l’ANFR le fait remarquer, est logique puisque près de 80% de la population française y vit. Les trois départements dans lesquels le nombre de demandes a été le plus fort étaient: la Haute-Garonne, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.

Un niveau d'exposition très limité

Les deux composantes du champ électromagnétique (électrique et magnétique) ont été relevées en niveaux maximaux par l'ANFR: la majorité des mesures ont été faites à 20 centimètres du compteur, à l’exception de quelques unes pour lesquelles c'était impossible.

Pour communiquer, les compteurs Linky utilisent la technologie existante des courants porteurs de lignes (CPL). L’ANFR conclut que les mesures des niveaux de champ maximaux du CPL des compteurs étaient 25 à 37 fois inférieurs aux valeurs limites réglementaires. Et dans plus de la moitié des cas (99 sur 178 cas), aucune émission n’a été détectée malgré un temps de mesure moyen d’une heure. 

L’agence a constaté qu’à plus de 40 centimètres du compteur, les niveaux d'exposition étaient plus faibles qu’à proximité. Sans surprise, “dès qu’on s’éloigne de quelques dizaines de centimètres de la source de rayonnement, le niveau d’exposition baisse fortement”, détaille le rapport.

Chaque compteur électrique Linky est interrogé une fois par jour (entre minuit et 6 heures du matin) par le concentrateur, un dispositif de stockage situé dans le transformateur du quartier. Les données sont ensuite transmises à un serveur informatique. En plus de cette collecte quotidienne, le concentrateur interroge l’ensemble des compteurs qui lui sont rattachés à intervalles réguliers afin de surveiller l’état général du réseau basse tension. Par exemple toutes les 50 minutes pour une boucle de 100 compteurs, ce qui correspond à la taille médiane. 

Pauline Dumonteil