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Blume : l’appli de rencontre qui veut éviter les mauvaises surprises

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- - YouTube (Blume)

Après Tinder, Blume ajoute aux rencontres virtuelles une dose de selfies éphémères. Impossible de tricher, en somme.

Sur les services de rencontres, la photo suffit souvent à déterminer la suite de l’histoire. C’est ce que voudraient changer les fondateurs de Blume, une application lancée il y a quelques semaines depuis San Francisco. Comme sur Tinder, un système de "match" permet à deux personnes d’entrer en contact, pourvu qu'ils se plaisent réciproquement.

Mais sur Brume, il faut un peu plus qu’une case à cocher. Après un premier "match" basé sur une photo, il faut immédiatement envoyer un selfie - éphémère - afin d'accéder au profil complet de l’interlocuteur et de pouvoir entamer une conversation.

Pas de (mauvaise) surprise

Ce système de double validation permet d’éviter les mauvaises surprises. Hormis les profils robotisés ou peu recommandables, certains utilisateurs optent pour des portraits parfois un peu trop artificiels, au risque de provoquer une légère déception lors de la rencontre. La nécessité d’une sélection plus poussée est mise en avant par Daniel Delouya, PDG et cofondateur de Blume.

"Les applications de rencontres sont sursaturées. (...) Plus vous avez de 'match', plus vous êtes stimulé socialement. Mais si vous l’êtes trop, il y a moins de satisfaction à rencontrer de nouvelles personnes” confie-t-il à TechCrunch.

Une manière de rendre la drague un peu plus sérieuse et plus engageante.

"S'attacher émotionnellement au produit"

Devoir faire l’effort de prendre un selfie amènerait donc à ne pas dire "oui" à la première ou au premier venu. Le partage mutuel de photos instantanées créerait également une certaine complicité. Pour Delouya, "c’est de la psychologie basique. Si les gens s’investissent, ils seront plus à même de s’attacher émotionnellement au produit. Dans notre cas, le produit est la personne qui se trouve en face". Une stratégie payante puisque dans deux tiers des cas, une conversation serait effectivement entamée.

Depuis novembre, Blume aurait séduit 25.000 utilisateurs. Un chiffre modeste mais qui pourrait rapidement évoluer. L’équipe a déjà levé 250.000 dollars auprès d’investisseurs danois. Sa prochaine préoccupation pourrait être d’éviter l’effet Chatroulette: certains utilisateurs pourraient bien ne pas se contenter de montrer leur visage...

Raphael Grably