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Cyberattaque de l'agence européenne du médicament: des hackers russes et chinois pointés du doigt

Une vaccination Pfizer.

Une vaccination Pfizer. - THOMAS COEX © 2019 AFP

Une "agence de renseignement russe" et des "espions chinois" seraient à l'origine de la cyberattaque subie par l'Agence européenne du médicament (EMA) en décembre 2020, a rapporté Reuters samedi, citant un journal néerlandais.

Elle avait conduit au vol de documents relatifs aux vaccins contre la Covid-19, alors en cours d'autorisation sur le marché européen. En fin d'année dernière, une cyberattaque avait visé l'Agence européenne du médicament. D'après des sources proches de l'enquête, qui se sont confiées au journal néerlandais De Volkskrant, une agence de renseignement russe et des espions chinois seraient à l'origine de ces intrusions informatiques.

Moscou a démenti à plusieurs reprises les allégations occidentales de piratage. De même pour le gouvernement chinois, qui indique auprès de Reuters s'opposer fermement à toute forme de cyberattaque. Les ministères des Affaires étrangères russe et chinois se sont, eux, gardés de tout commentaire, relève Reuters.

D'après les premiers éléments de l'enquête, les pirates informatiques russes présumés auraient eu accès aux systèmes de l'Agence européenne du médicament plus d'un mois durant.

Leur objectif: déterminer quels pays utiliseraient le vaccin contre la Covid-19 développé par Pfizer et BioNTech, et évaluer le nombre de doses respectivement achetées, toujours d'après le journal néerlandais. Une consultation "illégale" de documents confidentiels qu'avaient par la suite confirmé Pfizer et BioNTech.

Deux attaques l'an passé

Une enquête a été ouverte par l'Agence européenne du médicament avec les autorités néerlandaises et européennes, sans qu'aucun détail officiel soit jusqu'à présent fourni sur les auteurs de ces cyberattaques.

Une première attaque, du fait d'espions chinois, serait survenue au premier semestre 2020, avant une seconde, plus tard dans l'année, conduite cette fois-ci par les renseignements russes.

Toujours selon De Volkskrant, les hackers chinois auraient mis la main sur les données de l'Agence européenne du médicament après avoir piraté les systèmes d'une université allemande. Les Russes auraient, eux, essentiellement exploité des failles dans le système de vérification en deux étapes de l'agence européenne.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech