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Location : Benoist Apparu salue "le bon sens" de Manuel Valls

Benoist Apparu, ancien ministre du Logement

Benoist Apparu, ancien ministre du Logement - dr

L’ancien ministre du Logement a estimé que le Premier ministre avait bien fait d'enterrer d’« enterrer » la « principale proposition de François Hollande pendant la campagne électorale » de 2012. Il ne s'est pourtant pas toujours montré hostile à un encadrement des loyers...

Benoist Apparu a estimé samedi que Manuel Valls avait fait preuve de « bon sens » en décidant de limiter l’application de l’encadrement des loyers à la seule ville de Paris. Interrogé samedi à l'antenne de RTL, l'ancien ministre du Logement de François Fillon a estimé que le dispositif prévu par la loi Alur, directement issu des promesses de campagne de François Hollande, revenait à « traiter la conséquence du problème », à savoir le niveau des prix, « et non pas [sa] cause » - le manque de logements.

Ne pas réduire la rentabilité locative

Or, « qui crée les logements dont nous avons besoin ? Les investisseurs. Si à ces investisseurs, vous leurs dites je vais réduire votre rentabilité locative, eh bien les investisseurs ils n’investissent plus. C’est exactement ce qui se passe, malheureusement, depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois », a-t-il poursuivi.

Alors que certains élus demandent que l’expérimentation de l’encadrement des loyers ne soit pas limitée à la seule agglomération parisienne, M. Apparu s’est dit prêt à parier que le dispositif serait abandonné purement et simplement « dans quelques semaines ou dans quelques mois », même à Paris.

Quand Benoist Apparu voulait un « miroir des loyers »

L’actuel député de la Marne ne s’est pourtant pas toujours déclaré défavorable à un encadrement des loyers. Dans un entretien accordé à LaVieImmo.com pendant la campagne présidentielle de 2012, il avait défendu « la mise en place d’un miroir des loyers, comme il en existe en Allemagne ». Le projet défendu alors était un dispositif comprenant « des commissions locales, composées de professionnels de l’immobilier, de propriétaires et de locataires [qui] déterminent un loyer de marché par quartier et par type de biens, en fonction d’un certain nombre de critères - qualité du quartier, taille et date de construction du logement ». Soit un dispositif finalement assez proche de celui qui devrait voir le jour à Paris d’ici la fin de l’année

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Emmanuel Salbayre