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L'immobilier de luxe baisse ses prix

Légère baisse des prix des biens entre 10 et 13 000 euros le m²

Légère baisse des prix des biens entre 10 et 13 000 euros le m² - dr

L’immobilier haut de gamme attire toujours la clientèle internationale et les ventes battent des records. Mais l’année 2011 aura vu l’arrivée d’un phénomène nouveau : une baisse des prix, « de 2 à 5 % » du premier segment du luxe, selon le réseau spécialisé Daniel Féau.

Les appartements familiaux parisiens et autres « grands haussmanniens », prisés d’une clientèle nationale aisée, ont vu leurs prix actés dans les promesses de vente abaissés « de l’ordre de 2 à 5 % » en 2011, explique-t-on chez Daniel Féau-Belles demeures de France. Pour autant, la contraction ne semble pas inquiétante, elle « a permis d’améliorer la fluidité sur ce marché des biens destinés à la clientèle française et dont la durée de commercialisation avait tendance à augmenter par rapport à 2010 », relativise le réseau.

Des nationaux « refroidis »

Il n’empêche, les acheteurs nationaux se sont « un peu refroidis » au début de l’année, sur fond de grippage de l’économie, constate Thibault de Saint-Vincent, président de Barnes, un autre grand nom du luxe. C’est la rive droite à Paris, plus « familiale » avec ses nombreux appartements au prix compris dans une fourchette de 10 000 à 13 000 euros le mètre carré, qui en a pâti. Une zone qui concentre 85 % de la demande nationale aisée.

Les acquéreurs internationaux, en provenance notamment du Moyen-Orient ou de Russie, ont quant à eux continué à cibler le mythique Triangle d’Or (la délimitation des avenues Montaigne, George V et les Champs-Elysées). Un exemple de transaction : un appartement entièrement rénové de 155 mètres carrés, à l’Etoile (VIIIème), a été vendu par Barnes pour 2 080 000 euros, soit 13 400 euros par m².

Hausse des ventes

Mais le secteur a poursuivi sa croissance l'année passée : les ventes ont explosé de 35 % entre le 4ème trimestre 2010 et le quatrième trimestre 2011. Et les biens vendus au-delà du seuil du million d’euros sont en augmentation de 43 % sur un an, précise-t-on chez Barnes. Fort d'un volume de vente de 850 millions d’euros en 2011, le président du groupe affirme que le marché « est resté très actif ». Même son de cloche chez Féau, qui enregistre un montant global de ventes de 1,256 milliards d’euros, « en progression de 23 % par rapport à 2010 ». Les prévisions pour le reste de l’année sont optimistes : « le marché des biens de luxe continuera à être dynamisé par la demande étrangère, le tout dans un contexte de prix assagis », prévoit Charles-Marie Jottras, président de Féau.

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André Figeard