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Les toilettes séparées, un "signe extérieur" de richesse dans un logement?

Les logements plus grands disposent plus souvent de toilettes séparées

Les logements plus grands disposent plus souvent de toilettes séparées - Pixabay

Qualitel a réalisé, avec Ipsos, un état des lieux du logement des Français. S'il a bien évolué au fil des années, certaines pièces ont subi plus de modifications que d'autres.

"Une enquête inédite pour analyser la qualité réelle des logements". Qualitel et Ispos ont réalisé un état des lieux du logement des Français. Une étude réalisée sur 1.000 logements représentatif du parc français par 75 enquêteurs équipés d'outils de mesure (hygro thermomètre, thermomètre, laser mètre, boussole…). 100 indicateurs ont ainsi été mesurés ou observés, tels que la température, la taille des fenêtres, la superficie des pièces principales et des chambres, la présence et l’état d’un système de ventilation, la présence de moisissures, le mode de chauffage, la présence ou non d’isolation, le type de serrure…

Et il en ressort que depuis 1945, les logements ont évidemment évolué. Mais certaines pièces plus que d'autres. Et c'est le cas des lieux d'aisance. Les toilettes séparées semblent être devenues un "signe extérieur" de richesse. Aujourd'hui, les trois quarts des logements ont des WC séparés de la salle de bain. Mais cette proportion "varie suivant la taille du logement et le revenu de ses habitants", peut-on lire dans l'étude. Ainsi, en agglomération parisienne, où le prix au mètre carré est particulièrement élevé, un tiers des logements n’ont pas de WC séparés.

Le bidet disparait peu à peu

Il y a aussi une question de superficie. Seuls 50% des logements de moins de 60m² possèdent des WC séparés quand ils sont 83% pour les logements de plus de 60m². Concernant le niveau de vie des habitants, là aussi le constat est clair : 65% des logements des foyers gagnant moins de 1.200 euros net par mois ont des WC séparés, 71% pour les foyers gagnants 1.200 euros à 2.000 euros et 83% pour les foyers gagnants entre 2.000 et 3.000 euros. Une proportion stable ensuite (82% pour ceux qui gagnent plus de 3.000 euros net par mois).

Autre enseignement de cette étude, le bidet est en train de disparaitre. Si jusqu’au début des années 2000, près d’1 logement sur 10 en est encore équipé, il a totalement disparu des constructions récentes (de moins de 10 ans). "Le bidet fait encore de la résistance chez les plus de 60 ans (13 %), mais il est deux fois moins présent dans les logements du reste de la population", précise l'étude.

Diane Lacaze