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En 10 ans, les taxes foncières se sont envolées de près de 30%

Vue de l'île de Nantes

Vue de l'île de Nantes - dr

L'Union nationale des propriétaires immobiliers observe une hausse de la taxe foncière de 27,9% entre 2010 et 2020.

La pilule a du mal à passer pour les propriétaires immobiliers. Depuis 10 ans, la taxe foncière ne cesse d'augmenter. Dans son dernier observatoire national des taxes foncières, dévoilé par Le Parisien, l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) dénonce une hausse de 27,9% de cette taxe entre 2010 et 2020.

Une tendance qui ne semble pas se calmer, au contraire. L'UNPI précise que la hausse a été de 11,4% sur les cinq dernières années. Et la tendance devrait se poursuivre cette année. Une étude de l'Association des maires de France publiée en mai dernier estimait qu'un tiers des communes envisageaient, en 2021, une hausse de la fiscalité locale.

La hausse de la taxe foncière est en particulier liée à deux facteurs : l'augmentation des valeurs cadastrales et la progression des taux appliqués à ces valeurs cadastrales (qui sont votés par les communes). Pour rappel, la taxe foncière est calculée à partir de la valeur cadastrale d'un bien. Le fisc part de cette valeur locative théorique du bien immobilier (liée à la valeur et au niveau de confort du bien) et applique ensuite plusieurs taux d'imposition (celui de la commune et de l'intercommunalité, sachant que le taux du département est désormais intégré à celui de la commune). Il existe par ailleurs des exonérations ou des réductions du montant, par exemple en fonction des revenus du contribuable, en raison d'un handicap ou de l'âge du contribuable.

Nantes en tête des hausses sur 10 ans

Dans les grandes villes, c'est à Nantes que la progression de la taxe foncière a été la plus importante avec une envolée de 37,5% en 10 ans. Mais pour la seule année 2020, c'est à Orléans que la taxe a connu la plus forte hausse avec une augmentation de 9%. Angers est la grande ville de France aux taux cumulés de taxe foncière (hors taxe d’enlèvement des ordures ménagères) les plus élevés (56,42 %) avec Amiens (55,87 %) et Grenoble (54,72 %). Sur l'ensemble des 50 plus grandes villes de France, la hausse reste limitée, à 1%. Et cela grâce à un taux de revalorisation des bases locatives de 0,1%.

Au Parisien, Pierre Hautus, directeur général de l'UNPI précise : "Ce n'est plus forcément la taxe foncière en tant que telle qui augmente mais toutes les taxes satellites".

https://twitter.com/DianeLacaze Diane Lacaze Journaliste BFM Éco