BFM Immo

Taxation de la plus-value sur les résidences principales : Le débat est ouvert

BFM Immo
Le projet actuel consistant à vouloir remplacer l'ISF par une taxation des plus-values immobilières appliquée à la résidence principale n’en finit pas de faire débat.

Selon les professionnels de l'immobilier, la mesure entraînerait tout d’abord une répercussion mécanique de cette taxation sur les prix de vente. Au moment où ceux-ci atteignent des niveaux records à Paris et dans les grandes villes, pas sûr que l’effet soit le bienvenu.

L’application du projet de loi aurait aussi des répercussions sur le niveau des retraites puisque les vendeurs actuels sont très souvent des seniors qui vendent très cher en Île-de-France pour acheter plus petit ou partir en province. Ils réalisent ainsi une bonne plus-value financière qu'ils réinvestissent aussitôt en placements financiers. La taxation de ces bénéfices réduirait donc leurs ressources.

Enfin, plus inattendue, la taxation de la plus-value concernant la résidence principale ne serait pas sans effets sur la mobilité des personnes qui sont appelées à changer souvent de villes au fil de leur carrière. A cet argument, certains pourraient rétorquer que le véritable frein à la mobilité n’est pas la taxe sur les plus-value, mais plutôt les prix très élevés de l’immobilier… Quant aux mauvais esprits, ils ne manqueraient pas de se réjouir de cette réduction de la mobilité, forcément bénéfique pour la planète. Mais là, ce serait vraiment trop.

Le moindre changement de règle dans le secteur de l’immobilier est déjà tenu pour responsable de tous les maux de l’économie, il ne s’agit pas, en plus, de lui adjoindre des responsabilités écologiques…

Patrick Chappey