BFM Business

Une extension du marché de Rungis devrait s'installer dans le Triangle de Gonesse

Le marché de Rungis (Val-de-Marne) est aujourd'hui proche de la saturation.

Le marché de Rungis (Val-de-Marne) est aujourd'hui proche de la saturation. - PHILIPPE LOPEZ / AFP

Le projet d'annexe du marché de Rungis, qui doit être annoncé ce vendredi par le gouvernement, serait tourné vers les producteurs locaux et les circuits courts.

Le gouvernement doit annoncer vendredi une extension du marché de gros de Rungis dans le Triangle de Gonesse (Val-d'Oise), a appris l'AFP mercredi de sources locales et parlementaires, pour relancer l'emploi et pallier l'abandon du mégacomplexe Europacity, au nord de Paris. "Le Premier ministre se déplace vendredi dans le Val-d'Oise en vue d'une annonce. C'est un projet porteur d'espoirs pour l'emploi", souligne une élue.

La question est sensible pour le territoire où la défense des zones agricoles continue de mobiliser des centaines de défenseurs de l'environnement. Une ZAD ("zone à défendre") avait été installée dix-sept jours en février dernier, avant l'expulsion de ses militants. Mais le projet d'annexe de Rungis serait "tourné vers les producteurs locaux, les circuits courts de l'Oise et du Vexin", et "il y a un intérêt écologique, en évitant des contournements routiers", depuis Rungis (Val-de-Marne), en banlieue sud, veut rassurer un parlementaire.

Rungis proche de la saturation

Un "briefing" entre des élus et Matignon doit avoir lieu mercredi soir pour préparer les annonces gouvernementales, dans le cadre plus large d'un plan pour le Val-d'Oise. Dans son rapport remis au Premier ministre en décembre 2020 et dont l'AFP a eu connaissance, le préfet du Val-d'Oise Amaury de Saint-Quentin avait évoqué l'option d'installer une extension du marché de Rungis, proche de la saturation, dans le Triangle de Gonesse, un endroit stratégique dans le nord de l'Ile-de-France, bordé par l'autoroute A1 et à proximité de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

Le projet, porté par la société gestionnaire de Rungis Semmaris, représenterait "un investissement de 600 millions d'euros" avec un potentiel de "2.000 à 5.000 emplois", selon ce rapport. Il doit s'étendre sur "un terrain de 50 à 100 hectares", ajoute ce document. Depuis l'abandon par Emmanuel Macron, en novembre 2019, du méga-complexe commercial et de loisirs Europacity, les élus locaux exigent des compensations pour renforcer "l'attractivité" de ce département francilien qui compte environ 123.000 personnes pauvres.

J. Br. avec AFP