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Des réflexions en cours pour sortir du 100% télétravail à "quelques jours par semaine" en janvier

Le président du Medef était invité sur BFMTV et RMC ce mercredi. Il est notamment revenu sur les règles du télétravail pour le début de l'année prochaine.

Le télétravail à 100% devrait bien s'arrêter à partir de janvier prochain. Invité sur BFMTV et RMC, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux est revenu sur la transition qui va s'opérer après Noël.

Le Premier ministre, lundi soir, nous a demandé de réfléchir à une deuxième phase de télétravail pour le début de l'année qui ne soit pas le 100% télétravail comme aujourd'hui mais qui ne soit pas non plus au stade précédent" explique-t-il. Sans "faire d'annonces", le président du Medef évoque "quelques jours par semaine obligatoires" pour cette période, en attendant un accord entre les partenaires sociaux sur l'après-pandémie.

L'accord post-pandémie est plus complexe à obtenir. "On est collectivement persuadé, patronat, syndicats et gouvernement, que le 100% télétravail, au bout de quelques semaines, a d'autres conséquences psychologiques" explique Geoffroy Roux de Bézieux. "Donc on ne peut pas rester durablement en 100% télétravail."

Reste que les négociations pour sceller un accord sur la question patinent encore. "On a mis hier soir (mardi, NDLR) sur la table, la sixième version" du texte, indique le président du Medef. "Il y a une volonté de part et d'autre (...) d'aboutir à quelque chose" mais les pierres d'achoppement demeurent.

Qui décidera qu'un poste est éligible au télétravail ? Les syndicats veulent avoir leur mot à dire mais le Medef ne transigera pas.

"C'est du ressort du chef d'entreprise parce que c'est le Code du travail qui le dit" puisque "c'est le chef, l'employeur qui décide l'organisation et c'est l'employeur qui est responsable de la santé et de la sécurité du salarié" tranche Geoffroy Roux de Bézieux. Et de rappeler: "il y a des postes qui sont naturellement télétravaillables" et d'autres non.

D'autres questions, comme le caractère contraignant du futur texte, restent aussi en suspens. Mais le patronat semble avoir transmis ses ultimes propositions. "J'espère qu'on arrivera à trouver un accord" indique Geoffroy Roux de Bézieux. "La balle est dans le camp des syndicats." Faute d'accord, le gouvernement pourrait reprendre la main.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business