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Wall Street termine en baisse après une séance volatile

LA CLÔTURE DE WALL STREET

LA CLÔTURE DE WALL STREET - -

par Leah Schnurr et Rodrigo Campos NEW YORK - Wall Street a terminé en baisse vendredi, bouclant une semaine pénible pour les investisseurs au...

par Leah Schnurr et Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse vendredi, bouclant une semaine pénible pour les investisseurs au lendemain d'un séance épouvantable marqué par le plongeon spectaculaire des principaux indices boursiers new-yorkais.

Le Dow Jones a fini en repli de 1,33% à 10.380,43 points. L'indice Standard & Poor's, référence des gérants de fonds, a perdu 1,53% à 1.110,88 points.

Le Nasdaq Composite, a perdu 2,33% à 2.265,64 points affecté notamment par le repli affiché par Apple, dont le titre est tombé jusqu'à 225,21 dollars avant d'effacer une partie de ses pertes et de terminer sur une baisse limitée à 235,86 dollars, soit un repli de 4,22%.

Sur la semaine, le Dow a perdu 5,7% et le S&P 500 a lâché 6,4%. C'est leur repli hebdomadaire le plus important depuis mars 2009. Quant au Nasdaq, il a perdu 8% depuis lundi, ce qui ne lui était plus arrivé depuis novembre 2008.

Les trois indices sont revenus à des niveaux inférieurs à ceux qui étaient les leurs le 1er janvier.

L'annonce de la plus hausse du nombre de créations d'emplois depuis mars 2006 en avril par le département du Travail a permis aux marchés de limiter leur recul et aux indice de terminer loin de leurs plus bas du jour.

Mais l'atmosphère est restée empoisonnée d'une part par la propagation des effets de la crise de la dette souveraine aux marchés financiers et d'autre part par le vent de panique qui a saisi Wall Street jeudi.

Selon de multiples sources de marché, le plongeon de jeudi trouverait son origine dans une transaction erronée entrée dans le système par un employé d'une grande banque américaine.

"Les marchés se sentiraient mieux s'il s'agissait d'une erreur stupide à un point de la chaîne parce que cela rendrait ce qui s'est passé plus compréhensible", a commenté Rick Meckler; président de LibertyView Capital Management.

"Si cela n'est pas le cas, et si ce n'est que le résultat de trading opéré par des machines, il y aura beaucoup d'inquiétudes et cela pourrait inciter de nombreux investisseurs à se retirer des marchés."

Illustrant la nervosité du marché, l'indice de volatilité du Chicago Board Options Exchange, parfois surnommé "l'indice de la peur", a bondi de 28,5% en séance avant de terminer à +24,85%.

Les autorités de régulation américaines ont toutefois décidé d'intervenir pour calmer la nervosité des investisseurs après la chute jeudi de près de 1.000 points de l'indice Dow Jones.

Aux valeurs, AIG a déjoué la tendance, terminant en hausse de 5,31% à 38,70 dollars après avoir annoncé qu'il avait dégagé un bénéfice au premier trimestre grâce notamment à la revalorisation de son portefeuille d'actifs.

Nicolas Delame pour le service français