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Wall Street ouvre dans le rouge, dans le sillage de l'Europe

La Bourse de Paris était en repli prononcé, ce mardi 11 juin, vers 13h30.

La Bourse de Paris était en repli prononcé, ce mardi 11 juin, vers 13h30. - -

Les différents indices américains ont ouvert en territoire négatif, tandis que le CAC40 a chuté de près de 1,86%, vers 13h30. Les indices sont pénalisés par des doutes sur la politique monétaire menée par la Fed, ainsi que par un repli technique.

Wall Street n'échappe pas à la tendance. Ce mardi 11 juin, les indices américains ont ouvert dans le rouge, le Dow Jones cédant -0,44% et le Nasdaq -1,11%.

Les Etats-Unis sont ainsi contaminés par la mauvaise tendance européenne. Car dans le même temps, vers 15h30, la Bourse de Paris était, elle, aussi en territoire négatif. Le CAC40 chutait ainsi de 1,89%, à 3.791 points. La Bourse de Londres cédait 1,73%, celle de Francfort également, Milan 2,33%, Madrid 2,72%.

Cause de ce dérapage, les doutes sur la politique économique de la Réserve fédérale américaine (équivalent de la banque centrale américaine). Celle-ci mène depuis plusieurs mois une politique accommodante, injectant 85 milliards de dollars dans l'économie américaine, via des rachats de titres financiers.

Les investisseurs continuent de craindre une possible baisse de cette perfusion à l'économie américaine. Ce chiffre de 85 milliards de dollars pourrait ainsi être ramené à 60 milliards.

"Une remise à niveau du marché"

On assiste à "une remise à niveau entre la réalité économique et les actions", avec "un essoufflement du marché" en l'absence de nouvelles significatives, les investisseurs en profitant aussi pour prendre leur bénéfices, estime de son côté Lionel Jardin, vendeur d'actions chez Global Equities.

Dernière source d'inquiétudes pour les investisseurs, la croissance économique chinoise, le pays ayant publié une batterie d'indicateurs économiques décevants, ce week-end.

Du côté des valeurs, Legrand affichait l'une des plus fortes baisse, à plus de 4,8% : le titre est plombé par le retrait de Wendel, qui a vendu les 5,2% qu'il détenait dans le capital de la société. Le secteur financier était malmené, Société Générale cédant 3%, BNP Paribas 2,68%, Axa, 3,44% et Crédit Agricole 2,23%.

J.M. avec AFP