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Wall Street finit la semaine en ordre dispersé

Le Dow Jones est monté vendredi de 0,12%.

Le Dow Jones est monté vendredi de 0,12%. - Johannes EISELE - AFP

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé vendredi, hésitant sur la direction à prendre après des données américaines en demi-teinte, l'absence d'avancées sur un nouveau plan de relance et les incertitudes commerciales sino-américaines.

Le Dow Jones est monté de 0,12% à 27.931,02 points et le Nasdaq a cédé 0,21% à 11.019,30 points. Le S&P 500 a lui abandonné 0,02% à 3.372,85 points, échouant une nouvelle fois à dépasser son record de février.

En début de séance, les investisseurs ont pris connaissance des chiffres des ventes au détail aux Etats-Unis en juillet, diffusés par le département du Commerce. Celles-ci ont augmenté de 1,2% par rapport à juin, un rythme beaucoup plus lent que celui des deux mois précédents et moins important qu'attendu. La confiance des consommateurs américains a elle peu évolué en juillet (+0,3 point), selon l'indice préliminaire de l'Université du Michigan.

L'impasse parlementaire autour des nouvelles mesures de relance pour les collectivités, entreprises et ménages américains a pour sa part continué de peser sur le marché, démocrates et républicains n'arrivant toujours pas à trouver un compromis.

En deuxième partie de séance, plusieurs informations de presse ont fait état d'un report des discussions commerciales prévues samedi entre la Chine et les Etats-Unis pour faire le point sur l'accord préliminaire signé en janvier. Aucune date n'a été donnée pour cette nouvelle rencontre, qui devait se dérouler par vidéo interposée, selon l'agence Bloomberg.

Les relations déjà tendues entres les deux pays se sont envenimées ces dernières semaines autour de l'origine du virus, de la situation à Hong Kong ou encore du réseau social TikTok, que Donald Trump accuse d'espionnage au profit de Pékin.

Parmi les valeurs du jour, Apple et Alphabet, la maison mère de Google, reculaient, respectivement de 0,09% et 0,79%. Les géants de la tech ont retiré jeudi Fortnite de leurs magasins d'applications, après qu'Epic Games, l'éditeur du jeu vidéo ultrapopulaire, a tenté de contourner les systèmes de paiement des commissions dues aux deux groupes.

Le fabricant de semi-conducteurs Applied Materials a grimpé de 3,92% après avoir fait part de résultats trimestriels meilleurs que prévu et avoir revu à la hausse ses prévisions grâce la forte demande. 

Le laboratoire pharmaceutique allemand CureVac, bien placé dans la course pour un vaccin contre le nouveau coronavirus, s'est envolé pour son entrée au Nasdaq. Son action a fini à 55,90 dollars, une hausse de près de 250% par rapport au prix d'introduction, fixé à 16 dollars.

Les Bourses Européennes terminent la semaine à la baisse

Les places européennes ont clôturé la dernière séance de la semaine sur une chute, refroidies par les derniers indicateurs sur l'économie chinoise et américaine, et la décision britannique d'imposer une quarantaine aux voyageurs en provenance de France et des Pays-Bas.

Londres a lâché 1,55%, Francfort 0,71%, Madrid 1,33% et Milan 1,13%. La Bourse de Paris a pour sa part chuté de 1,58%. L'indice CAC 40 a perdu 79,45 points pour terminer à 4.962,93 points. Sur la semaine l'indice parisien reste toutefois en hausse de 1,50% grâce à un début de semaine en forte progression.

"Les actions des sociétés de voyage en ont pâti le plus", observe Michael Hewson, analyste marchés en chef pour CMC Markets UK, en raison des mesures de quarantaine imposées par le Royaume-Uni. Ainsi, Airbus a lâché 1,62% à 72,11 euros, Air France-KLM 5,85% à 4,51 euros, IAG, propriétaire de British Airways, a perdu 4,82% à 194,55 pence et EasyJet 6,55% à 570,80 pence. Le secteur du tourisme a également tangué, le groupe hôtelier Accor perdant 3,93% à 24,21 euros.

Dans ce contexte général morose avant le week-end du 15 août, les valeurs cycliques, sensibles à la conjoncture, ont souffert. C'est le cas des banques, comme Société Générale (-0,94% à 14,07 euros), Crédit Agricole (-1,32% à 8,79 euros), ou HSBC 0,71% à 341,30 pence. 

Sur le marché obligataire, les taux d'intérêt à 10 ans étaient relativement stables, le "Bund" allemand évoluant à -0,42%, le taux français à -0,12%, le taux italien à 0,99% et le taux espagnol à 0,37%.

Sandrine Serais avec AFP