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Wall Street finit en hausse, plus optimiste sur le front sanitaire

Le Dow Jones est monté de 1,44% ce vendredi.

Le Dow Jones est monté de 1,44% ce vendredi. - Johannes EISELE - AFP

Wall Street a fini la semaine dans le vert vendredi, rassurée par plusieurs développements bien accueillis par le marché concernant la recherche d'un traitement et d'un vaccin contre le coronavirus.

Le Dow Jones est monté de 1,44% à 26.075,30 points. Le Nasdaq a de son côté décroché son 27e record de l'année, en s'appréciant de 0,66% à 10.617,44 points. L'indice élargi S&P 500 est lui monté de 1,05% à 3.185,04 points. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones est monté de 0,96%, le Nasdaq de 4,02% et le S&P 500 de 1,76%.

Les acteurs du marché ont bien réagi à une annonce de Gilead Sciences (+2,15%) vendredi. La biotech américaine a publié de nouvelles données sur le remdesivir, montrant que cet antiviral réduisait de 62% le risque de mortalité chez les patients gravement atteints du coronavirus par rapport aux soins normaux.

Par ailleurs, le patron de la société allemande BioNtech (+7,24%) a affirmé au Wall Street Journal qu'il pensait demander d'ici à la fin de l'année l'approbation des autorités pour commercialiser un vaccin contre le virus, développé en partenariat avec le laboratoire américain Pfizer (+1,11%).

Selon Quincy Krosby, responsable de la stratégie marchés chez Prudential, ce genre de nouvelles "a tendance à aider des secteurs qui bénéficieraient d'un environnement dans lequel un vaccin serait disponible", ce qui serait de nature à favoriser la reprise économique.

C'était notamment le cas des grandes compagnies aériennes américaines: Delta Air Lines a terminé à +5,61%, American Airlines à +6,80% et United Airlines à +8,29%. Même tendance du côté des croisiéristes, Norwegian Cruise Line a terminé à +7,89%, Royal Caribbean à +9,87% et Carnival à +10,84%.

Séance positive pour les banques

Les grandes banques américaines, qui doivent présenter leurs résultats trimestriels la semaine prochaine, ont également connu une séance positive: Goldman Sachs est monté de 4,44%, Wells Fargo de 5,95%, JP Morgan Chase de 5,47%, Citigroup de 6,47% et Bank of America de 5,49%. 

Si les analystes s'interrogent sur les pertes liées aux prêts non-remboursés, d'autres activités bancaires pourraient s'avérer lucratives. "Il est attendu que les banques s'en sortent bien en ce qui concerne la gestion de leurs actifs ainsi que leurs branches d'investissement", fait ainsi remarquer Quincy Krosby.

Les Bourses européennes dans le vert

Les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi après avoir marqué le pas au milieu de la semaine, contrariées par la situation sanitaire aux Etats-Unis. Le vert est de rigueur partout, et seul Londres n'a pas réussi à dépasser le seuil des 1%, ne progressant que de 0,76%. Madrid a progressé de 1,82%, Milan de 1,49%, et Francfort de 1,15%. 

La Bourse de Paris a elle clôturé en hausse de 1,01% vendredi, renversant la tendance après trois séances de baisse, malgré les incertitudes sanitaires. L'indice CAC 40 a gagné 49,47 points, à 4.970,48 points. La veille il avait fini en nette baisse de 1,21%. Sur la semaine, il perd 0,73%, portant le recul à 16,85% depuis le début de l'année. 

Après être montés fortement lundi, dans le sillage des bourses chinoises, les marchés européens ont été sur la défensive, notamment en raison de la situation sanitaire aux États-Unis. Mais le sentiment haussier du marché a été conforté par l'espoir d'un traitement contre le Covid-19.

Un sommet européen important pour l'organisation du soutien à l'économie de l'Union européenne se tiendra à la fin de la semaine prochaine. Le président du Conseil européen Charles Michel a exhorté vendredi à l'action les 27 pour l'adoption d'un plan massif de relance, plus ou moins boudé par les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et l'Autriche.

Sur le plan des valeurs, l'électronique a eu le vent en poupe en Allemagne, à l'image du fabricant de puces Infineon, qui a fini dans le haut du tableau à 4,13% à 22,55 euros. Les investisseurs le voient profiter du virage numérique et de la tendance du travail à domicile. En France, STMicroelectronics a grimpé de 5,14% à 25,36 euros, la plus forte hausse du CAC 40. 

Sandrine Serais avec AFP