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UPDATE: Accor séparera gestion hôtelière et immobilière pour accélérer son essor

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(Actualisation: précision sur les deux nouveaux pôles d'activités, commentaires du PDG, cours de Bourse d'Accor). PARIS (Dow Jones)--Le nouveau PDG d'Accor (AC.FR), Sébastien Bazin, a présenté mercredi le contenu de sa boîte à outils pour ren

(Actualisation: précision sur les deux nouveaux pôles d'activités, commentaires du PDG, cours de Bourse d'Accor).

PARIS (Dow Jones)--Le nouveau PDG d'Accor (AC.FR), Sébastien Bazin, a présenté mercredi le contenu de sa boîte à outils pour rendre le groupe hôtelier plus rentable et générer davantage de valeur pour les actionnaires. L'objectif est de séparer la gestion des hôtels du groupe, qui compte 14 enseignes à travers le monde, et celle de son patrimoine immobilier afin d'accélérer son développement.

Sébastien Bazin, qui représentait le fonds Colony Capital au conseil d'administration d'Accor avant d'en prendre les rênes en août, a annoncé que le groupe serait scindé en deux pôles d'activités: HotelServices, qui sera l'opérateur hôtelier et franchiseur du groupe, et HotelInvest, qui sera le propriétaire et investisseur hôtelier d'Accor.

"Avec cette nouvelle stratégie, notre objectif est de révéler tout le potentiel d'Accor à travers ses deux métiers historiques, au service de la création de valeur pour les actionnaires", a affirmé le nouveau patron du groupe dans un communiqué publié mercredi matin.

Cession sélective des hôtels

Au cours des dernières années, Accor a suivi une stratégie qui devait lui permettre de devenir un opérateur, plutôt d'un propriétaire, de chaînes hôtelières. Le groupe a cédé des actifs immobiliers à travers le monde dans l'optique d'utiliser le produit de ces ventes pour renforcer sa présence sur les marchés émergents.

Sébastien Bazin, qui s'est également exprimé mercredi matin en conférence téléphonique, a déclaré que sous l'ancien système, le groupe n'avait pas créé suffisamment de valeur. Le PDG souhaite qu'Accor devienne le groupe le plus performant et le mieux valorisé.

Il a expliqué qu'HotelInvest, le plus important des deux nouveaux pôles d'activités, cesserait de vendre des hôtels détenus en propriété, "à l'exception des actifs structurellement sous-performants". Accor se montrera beaucoup plus sélectif sur la cession de ses hôtels, a souligné le dirigeant.

Pas de vente d'enseignes prévue

L'autre pôle, HotelServices, exploitera les 3.600 hôtels dans le cadre d'un système de redevances. Sébastien Bazin a assuré que le groupe n'envisageait de céder aucune de ses enseignes existantes.

Le dirigeant n'a fourni aucun objectif financier pour les deux nouveaux pôles d'activités, mais a expliqué que la nouvelle structure devrait générer une marge plus élevée qu'escomptée initialement.

Chacun de ces deux nouveaux pôles présentera ultérieurement ses propres objectifs financiers, a indiqué Accor dans son communiqué.

Le PDG a ajouté que le plan stratégique déployé l'an dernier par son prédecesseur n'était plus valide, mais a confirmé l'objectif de résultat opérationnel du groupe pour l'exercice, entre 510 millions et 530 millions d'euros.

La nouvelle branche HotelServices aurait dégagé un chiffre d'affaires de 1,12 milliard d'euros et un excédent brut d'exploitation de 387 millions d'euros en 2012. La division HotelInvest aurait quant à elle réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires de 5,12 milliards d'euros et un excédent brut d'exploitation de 531 millions d'euros, a précisé Accor dans son communiqué.

Turbulente année 2013

Ces annonces interviennent alors que le groupe a passé une année 2013 turbulente. Après avoir débarqué son ancien PDG, Denis Hennequin, en avril, la société, qui exploite les hôtels Sofitel, Mercure et Ibis, a pris plusieurs mois pour lui trouver un successeur et nommer Sébastien Bazin.

Dans le cadre de ses précédents objectifs, Accor entendait porter sa rentabilité opérationnelle à 15% en 2016, contre 9,3% en 2012, et réduire sa dette retraitée de 2 milliards d'euros à cet horizon. L'hôtelier voulait également réaliser la moitié de son résultat opérationnel dans les pays émergents, contre 15% en 2011.

En février, Accor, qui souffre de sa forte exposition au marché européen, a lancé un plan d'économies de 100 millions d'euros.

A 10h45, l'action Accor perdait 3,5% à 32,37 euros.

-Ambroise Ecorcheville et Ruth Bender, Dow Jones Newswires; 33 (0)1 40 17 17 71; ambroise.ecorcheville@wsj.com

(Blandine Hénault a contribué à cet article).

(Version française Emilie Palvadeau)

(END) Dow Jones Newswires

November 27, 2013 05:00 ET (10:00 GMT)

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