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Une nouvelle étude de la GSMA souligne le dynamisme du marché de la téléphonie mobile haut débit et des smartphones en Amérique latine

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Les opérateurs d’Amérique latine investiront un montant supplémentaire de 193 milliards de dollars pour répondre à la demande de services de données mobiles ; l’industrie de la téléphonie mobile représ

Les opérateurs d’Amérique latine investiront un montant supplémentaire de 193 milliards de dollars pour répondre à la demande de services de données mobiles ; l’industrie de la téléphonie mobile représentait 4,1 % du PIB régional en 2013

Les marchés de la téléphonie mobile d’Amérique latine observent une accélération de l’adoption des smartphones et une migration rapide vers les réseaux mobiles haut débit, selon une nouvelle étude de la GSMA. Ce nouveau rapport, intitulé «L’économie mobile : Amérique latine 2014» , a été publié lors de la 42e séance plénière de la rencontre de la GSMA Latin America, qui se tient cette semaine à Quito, en Équateur. Parmi les faits saillants, le rapport constate que l’adoption des réseaux mobiles à large bande et des smartphones accroît le trafic des données mobiles, ce qui requiert d’importants nouveaux investissements dans le réseau.

« Nous observons une migration rapide en Amérique latine, qui s’avère être un catalyseur pour les nouveaux produits et services qui jouent un rôle primordial pour relever nombre de défis sociaux, économiques et publics de la région, notamment l’activation de l’inclusion financière et numérique », a déclaré Anne Bouverot, Directrice générale de la GSMA. « L’adoption croissante des smartphones, en plus d’étendre la couverture des services haut débit, active de nouvelles opportunités d’affaires pour tous les acteurs de la chaîne de valeur de l’industrie mobile, tout en permettant à des millions de personnes de se connecter à l'Internet mobile. »

Fin septembre 2014, on dénombrait 718 millions de connexions mobiles en Amérique latine. Les réseaux 2G représentent actuellement 60 % du total des connexions, mais cette part va diminuer pour atteindre environ 20 % des 956 millions de connexions en 2020 attendues, alors que les utilisateurs migrent vers le haut débit mobile. Fin septembre, les réseaux 3G représentaient 39 % des connexions, un chiffre supérieur à celui de la moyenne mondiale de 32 %. Les réseaux 4G ne représentent actuellement qu’un pour cent des connexions, mais devraient connaître une rapide croissance avec l’accélération des déploiements de réseaux 4G au cours des quelques prochaines années.

Au plan mondial, l’Amérique latine était également l’une des régions à plus forte croissance en termes de connexions de smartphones1 entre 2010 et 2013, avec le parc de smartphones en croissance de 77 % par an (CAGR) au cours de cette période. Fin septembre 2014, les smartphones représentaient près de 30 % des connexions mobiles régionales (200 millions) et devraient, selon les prévisions, atteindre 70 % du total de celles-ci (605 millions) d’ici 2020. A cette date, l’Amérique latine disposera du second parc de smartphones au monde, juste derrière l’Asie-Pacifique.

Croissance du nombre d’abonnés et de l’Internet des choses

Fin septembre 2014, le marché mobile d'Amérique latine se trouve désormais au quatrième rang mondial, avec pratiquement 326 millions d’abonnés mobiles uniques2 . La pénétration des abonnés uniques (en pourcentage de la population) devrait, selon les prévisions, passer d’un peu plus de 52 % aujourd’hui à près de 60 % d’ici 2020, mais encore bien en-deçà du plafond de 70-80 % à partir duquel la croissance du nombre d’abonnés tend à se stabiliser.

Le Brésil est le plus grand marché unique d'Amérique latine, avec un tiers (114 millions) du total de la base d’abonnés uniques de la région. Les cinq plus grands marchés de la région en termes de taille sont le Brésil, le Mexique, l’Argentine, la Colombie et le Vénézuéla, qui représentent conjointement 70 % (230 millions) du total régional. La pénétration des abonnés dans les grands marchés d’Amérique latine va d’un taux faible (37 %) au Mexique à un taux élevé (77 %) au Costa Rica.

Les services machine-machine (M2M) sont un secteur clé de la croissance et de l’innovation dans la région. Selon le rapport, fin septembre 2014 l’Amérique latine comptait 16 millions de connexions cellulaires M2M, un chiffre qui devrait augmenter de 25 % par an (CAGR) d’ici 2020, pour atteindre 66 millions de dollars à cette date.

Exploiter les opportunités offertes par les données mobiles

La combinaison de la croissance rapide du haut débit mobile et des smartphones stimule l'augmentation de la consommation de données mobiles dans toute la région. Selon Cisco, le trafic des données mobiles en Amérique latine devrait augmenter de 66 % par an (CAGR) au cours des prochaines années, passant de 91.863 téraoctets par mois en 2013 à 1.158.090 en 20183, dépassant largement les prévisions de croissance des marchés plus développés tels l’Europe et l’Amérique du Nord.

Le rapport a également constaté que le nombre de connexions mobiles haut débit a dépassé celui du haut débit fixe dans la région en 2011. C’est le cas dans les cinq plus grands marchés d’Amérique latine, notamment au Brésil, où on relève plus de cinq fois plus de connexions au haut débit mobile que fixe. La connectivité mobile est considérée comme la principale méthode d’accès à Internet pour la majorité de la population en Amérique latine, en particulier pour ceux qui vivent dans des zones rurales.

Un moteur grandissant de l’économie d'Amérique latine

Les dépenses d’investissement des opérateurs s’élevaient à plus de 96 milliards de dollars au cours des six dernières années (de 2008 à 2013) et les niveaux d’investissements devraient augmenter sensiblement au cours des prochaines années afin de répondre à la croissance du trafic de données, en particulier avec l’accroissement des déploiements de réseaux 4G. Près de 193 milliards de dollars seront investis au cours des sept prochaines années (entre 2014 et 2020).

L’écosystème mobile est une source majeure de croissance économique et de création d’emplois en Amérique latine. En 2013, l’industrie du mobile a contribué à hauteur de 4,1 % au produit intérieur brut (PIB) total régional, soit l’équivalent de 242 milliards de dollars4. D’ici 2020, on estime que la contribution de l’écosystème mobile s’élèvera à 275 milliards de dollars, soit 4,5 % du PIB régional prévu à cette date.

L’industrie a créé environ un million d’emplois directs dans la région en 2013, et a également engendré un million d’emplois indirects ailleurs dans l’économie. La contribution totale au financement public par les impôts en 2013 était de 41 milliards de dollars. Il s’agit en outre de contributions générées via des ventes aux enchères du spectre, qui ont totalisé plus de 4 milliards de dollars depuis le début de l’année en cours. Il est estimé que la contribution au financement public (à l’exclusion des redevances d’utilisation du spectre et autres frais réglementaires) atteindra 53 milliards de dollars d’ici 2020.

Un environnement du marché à évolution rapide

La dynamique du marché et le paysage réglementaire évoluent rapidement dans toute l’Amérique latine. La transition vers l’ère IP remet en cause la durabilité des modèles d’affaires existant des opérateurs, tandis que l’augmentation de la demande de données mobiles met la pression sur les réseaux et, dans certains cas, affecte la qualité de service. Entre-temps, l’intervention réglementaire a augmenté et les régulateurs préfèrent souvent des solutions politiques plutôt que techniques.

« Les opérateurs d'Amérique latine ont démontré leur engagement dans des marchés où ils opèrent à travers des investissements durables face au resserrement des marges et à l’intensification de la concurrence », a ajouté M. Bouverot. « Afin d’exécuter pleinement le potentiel transformateur positif de la téléphonie mobile au cours des six prochaines années et au-delà, nous avons besoin d’un cadre réglementaire transparent et durable qui encouragera les investissements durables dans les capacités et la couverture des réseaux. »

Pour accéder au rapport complet, veuillez visiter le site : latam.gsmamobileeconomy.com.

-FIN-

À propos de la GSMA

La GSMA représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde ; elle rassemble près de 800 opérateurs de téléphonie mobile, ainsi que 250 sociétés appartenant à l'écosystème mobile élargi, dont des fabricants de téléphones et d’appareils, des éditeurs de logiciels, des fournisseurs d'équipement, des sociétés Internet et des organismes dans les secteurs d’activité connexes. La GSMA organise également les plus grands événements du marché, tels que le Mobile World Congress, le Mobile World Congress Shanghai et les conférences Mobile 360 Series.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Internet de la GSMA à l’adresse www.gsma.com. Suivez la GSMA sur Twitter : @GSMA.

1 Une connexion d’un smartphone est définie comme étant une carte SIM enregistrée et utilisée dans un smartphone. Ces connexions ne correspondent pas au nombre de smartphones vendus ou expédiés.
2 Un abonné mobile unique peut utiliser plusieurs connexions mobiles. Le total de connexions mobiles inclut les connexions cellulaires machine-machine (M2M).
3 Cisco Visual Networking Index: Global Mobile Data Traffic Forecast Update, 2013–2018
4 Le PIB total inclut les contributions directes et indirectes des opérateurs de communications mobiles (0,9 %) ; des acteurs connexes tels les fabricants d’appareils et les fournisseurs d’infrastructures (0,4 %) ; l’impact économique en général (0,3 %) ; et les améliorations de la productivité (2,5 %).

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