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Un nouveau rapport confirme que l’Europe est au bord d’une crise due aux attaques

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Le rapport définit des mesures cruciales pour réduire les attaques causées par la fibrillation auriculaire Un rapport important publié aujourd'hui par Action for Stroke Prevention, une alliance d'experts renom

Le rapport définit des mesures cruciales pour réduire les attaques causées par la fibrillation auriculaire

  • Un rapport important publié aujourd'hui par Action for Stroke Prevention, une alliance d'experts renommés et d'organisations de patients, invite les décideurs et communautés médicales et de patients d'unir leurs forces pour agir et prévenir les attaques provoquées par la fibrillation auriculaire (FA) qui touchent des milliers de personnes (AF) chaque année
  • La fibrillation auriculaire, dont 10 millions de personnes i en Europe seulement souffrent, est une condition anormale du rythme cardiaque sous diagnostiqué et de conséquence, qui n'est suffisamment pas traitée, avec des risques d'attaque cinq fois plus importants que ceux de la population généraleii
  • Il ne fait aucun doute que les attaques dues à la FA sont plus graves que celles résultant d'autres causes, iii ce qui signifie que les personnes qui ayant une attaque liée à la FA sont moins probables de rentrer chez elles et que davantage de soins devront leur être prodigués par leur famille ou des centres de soins de santé
  • Malgré la peur écrasante des attaques et de ses conséquences dévastatrices, une nouvelle enquête d'IPSOS MORIS indique que 52 % des Européens n'ont jamais entendu parler de la FA, un résultat qui souligne l'ampleur de la tâche éducative à laquelle il est crucial que les décideurs et fournisseurs de soins de santé s'attèlent
  • La majorité des attaques liées à la FA peut être prévenue ; le rapport et les comptes-rendus complémentaires de Action for Stroke Prevention publiés aujourd'hui préconisent des mesures spécifiques destinées à réduire l'incidence personnelle et économique des attaques liées à la FA

Selon un nouveau rapport important intitulé « Comment pouvons-nous éviter une crise d'attaques en Europe ? » (How Can We Avoid a Stroke Crisis in Europe ?), publié aujourd'hui par Action for Stroke Prevention (ASP), à l'occasion de la journée mondiale des attaques (World Stroke Day), l'Europe est toujours exposée au risque d'une crise dévastatrice due aux attaques. Le rapport met en évidence de façon alarmante que c'est généralement à la suite d'une attaque que les patients se rendent compte qu'ils étaient atteints de FA. En outre, environ 70 % des patients diagnostiqués comme souffrant de FA ayant été atteints d'une attaque provoquée par un caillot sanguin ne recevaient alors aucun traitement anticoagulant afin de prévenir ce genre d'ictus. iv v vi Étant donné les budgets restreints des soins de santé et le coût annuel, qui s'élève à environ 64 milliards d'euros, que représentent les attaques en Europe, davantage de mesures doivent être prises afin de réduire le nombre de ces attaques graves, coûteuses, mais qu'il est cependant possible de prévenir.

Outre son rapport, l'ASP a émis deux comptes-rendus complémentaires à l'attention respectivement des décideurs et professionnels des soins de santé, suggérant des mesures concrètes pouvant être prises sur le plan communautaire afin de réduire l'incidence personnelle et économique des attaques dues à la FA.

Implémenter le changement de manière efficace afin de réduire un fardeau qui peut être évité

« Nous devons nous assurer que la FA soit reconnue comme un facteur de risque important des attaques dans les programmes de prévention nationale et que des mesures concrètes y soient stipulées afin de favoriser un diagnostic précoce et de mieux sensibiliser à ce sujet, » a expliqué John Camm, Professeur de cardiologie clinique de renommée internationale à l'université St George de Londres, au Royaume-Uni. « Nous espérons que les gouvernements nationaux tiendront compte de cette question alors qu'ils définiront les mesures requises afin de permettre aux Nations unies de respecter son engagement de réduire les maladies non transmissibles de 25 % avant 2025. »

La principale difficulté pour les parties prenantes clés (les professionnels des soins de santé, les décideurs, les sociétés médicales, les groupes de défense des droits des patients et l'industrie en général), est de travailler à l'unisson afin de réduire le fardeau des attaques liées à la FA.

Voici les principales recommandations du rapport et de ses comptes-rendus complémentaires :

  • améliorer la sensibilisation et la compréhension publique de la FA et des risques associés d'attaque y afférents ;
  • mettre en place des normes et des objectifs de la pratique pour les professionnels des soins de santé ; par exemple, des objectifs de détection de la FA ;
  • encourager l'échange des meilleures pratiques entre les États membres ;
  • développer des stratégies dans le but d'encourager le respect des directives cliniques et un traitement égalitaire et approprié des personnes atteintes de FA.

Cecilia Wikström, membre du parlement européen (MPE) et coauteure de l'avant-propos du rapport a commenté : « J'appuie les recommandations émises par Action for Stroke Prevention et pense qu'il est important qu'elles soient prises en compte dans les stratégies de prévention des attaques, des maladies cardiovasculaires et non transmissibles. Leur mise en œuvre aidera à prévenir les attaques chez les personnes souffrant de FA et par conséquent, à réduire le fardeau, qui accroît de façon spectaculaire, médical, économique et social que représentent les attaques en Europe. Il est important que les décideurs gouvernementaux et dans le domaine des soins de santé prennent des mesures afin de veiller à ce que le diagnostic et des traitements adaptés soient mis à la disposition de l'ensemble des citoyens européens. »

Le manque de connaissances augmente les risques

Une nouvelle enquête de l'IPSOS MORI au cours de laquelle 9 211 personnes de 20 pays du monde entier ont été interrogées met en évidence le besoin imminent de suivre les recommandations émises par Action for Stroke. Les résultats propres à l'Europe indiquent que tandis qu'un tiers (31 %) des participants ont peur de souffrir d'une attaque plus que d'autresvii conditions physiques dont les maladies cardiaques, le diabète et un taux élevé de cholestérol, 52 % des Européens n'ont jamais entendu parlé de la FA. Il est inquiétant également de constater que l'étude en question révèle que 85 % des personnes en Europe ne savent pas que la FA est un facteur de risque majeur d'attaque. Bien que 65 % des Européens identifient l'hypertension artérielle comme un facteur de risque, seuls 15 % savent que la FA en est également un, alors qu'elle constitue un risque plus important que l'hypertension artérielle.

« Les efforts de sensibilisation à la FA sont minimes et la détection et gestion de cette maladie mauvaises, » a expliqué Eve Knight, directrice générale et cofondatrice de l'organisation caritative AntiCoagulation Europe. « Si nous ne faisons rien maintenant pour nous assurer que les personnes soient diagnostiquées et traitées, y compris à l'aide des antagonistes de la vitamine K, et cela avant d'en arriver à l'attaque, la situation ne fera qu'empirer car le nombre de personnes atteintes de FA a augmenté considérablement. »

Bien que des directives de pratiques médicales relatives à la FA soient disponibles, notamment celles de la société européenne des directives en matière de cardiologie, elles sont mal respectées et les traitements efficaces de prévention des attaques en cas de FA ne sont toujours pas suffisamment utilisés. En effet, plusieurs études indiquent que moins de 50 % des personnes souffrant de FA et donc assujetties à un risque élevé d'attaque reçoivent un traitement anticoagulant.

L'étude d'IPSOS MORI démontre, ce qui n'est peut-être pas très surprenant, que seuls 16 % du grand public à l'échelle mondiale savent que les risques d'attaque liés à la FA peuvent être réduits grâce aux anticoagulants : c'est la preuve qu'il faut éduquer les patients afin qu'ils puissent participer aux décisions concernant leurs propres soins de santé. Les recommandations et mesures identifiées par Action for Stroke Prevention doivent être prises en compte et mises en place maintenant, sinon des millions d'autres vies seront dévastées par les attaques liées à la FA.

À propos de la FA et des attaques

  • Les attaques sont un problème de santé publique majeur. Elles constituent la deuxième cause plus importante de décès cardiovasculaire à la suite d'une cardiopathie ischémique, qui tuerait environ 1,3 million de personnes en Europe chaque année (14 % de la totalité des décès) et 6,2 millions de personnes dans le monde entierviii
  • Cette condition représente à elle seule un tiers des causes les plus courantes de décès dans les pays industrialisésix
  • La fibrillation auriculaire (FA) est l'anomalie du rythme cardiaque la plus répanduex et constitue un facteur de risque important d'attaquexi
  • Les patients atteints de FA sont cinq fois plus probables de souffrir d'une attaque que la population généralexii
  • La FA atteint les cavités supérieures du cœur (l'atrium) qui tremblent rapidement et irrégulièrement, xiii ce qui entraîne la stase ou le pool sanguins dans l'atriumxiii xiv, ce qui peut donner lieu à la formation de caillots sanguins. Ceux-ci peuvent ensuite se détacher de l'atrium, atteindre des vaisseaux du cerveau et provoquer une attaque
  • En Europe, l'on estime le nombre de personnes atteintes de FA à 10 millionsi , les attaques y afférentes deviennent un problème de santé toujours plus important à cause, notamment, du vieillissement de la population européenne et de l'augmentation des taux de survie à la suite de conditions pouvant donner lieu à la FAxv

À propos des rapports

Les auteurs sont des leaders mondiaux dans les domaines de la cardiologie, neurologie, des soins primaires, de l'économie de la santé et de la défense des droits des patients.

L'avant-propos du rapport a été rédigé par les membres du parlement européen (MPE) suivants : Liam Aylward (ALDE, Irlande), Cristian Silviu Buşoi (ALDE, Roumanie), Jim Higgins (EPP, Irlande), Antigoni Papadopoulou (S&D, Chypres), Cecilia Wikström (ALDE, Suède).

Comment encourager la mise en œuvre de « Comment pouvons-nous éviter une crise d'attaques in Europe ? » (How Can We Avoid a Stroke Crisis in Europe?). Les recommandations du rapport comportent deux comptes-rendus complémentaires intitulés : « Les attaques chez les patients atteints de fibrillation auriculaire en Europe : un problème qui peut être prévenu » (en anglais, Stroke in Patients with Atrial Fibrillation across Europe: a Preventable Problem)et et « Les attaques chez les patients atteints de fibrillation auriculaire en Europe : un fardeau qui peut être évité » (en anglais, Stroke in Patients with Atrial Fibrillation across Europe: an Avoidable Burden). Ces rapports sont disponibles et peuvent être téléchargés à l'adresse http://slideshare.net/actionforstrokeprevention

Collectivement, les rapports ont été avalisés par 93 organisations d'envergure de professionnels de la santé et de patients.

L'ASP a été lancée et financée par Bayer HealthCare en tant qu'une alliance indépendante d'experts dont l'objectif est d'améliorer la sensibilisation à la fibrillation auriculaire et son risque associé d'attaque. Ces rapports ont été élaborés par ASP grâce au soutient financier de Bayer HealthCare. Bien que Bayer HealthCare ait également eu l'occasion de faire part de son opinion relativement aux points de vue réglementaires et de la conformité de ces rapports, le contenu a été entièrement défini par les auteurs, qui ont été les seuls à être impliqués dans la rédaction, indépendamment de Bayer HealthCare, afin de veiller à l'indépendance des rapports et des résultats du groupe. Les opinions exprimées dans cette publication ne reflètent pas nécessairement celles du commanditaire.

À propos de l'étude d'IPSOS MORI

Ipsos MORI a interrogé, pour le compte Bayer HealthCare, 9 211 adultes âgés de plus 40 ans dans 20 pays différents, notamment le Royaume-Uni (501), l'Allemagne (500), l'Espagne (500), l'Italie (502), la France (500), le Portugal (400), l'Irlande (404), la Russie (500), la Bulgarie (400), la Pologne (500), la Hongrie (501), la Chine (501), la Corée du Sud (501), Taïwan (500), la Malaisie (401), l'Indonésie (400), le Mexique (400), l'Argentine (500), le Brésil (400) et la Colombie (400). L'échantillon européen était constitué de participants du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie, de France, du Portugal, d'Irlande, de Russie, de Bulgarie, de Pologne et de Hongrie (5 208).

Les entretiens ont été menés par téléphone dans toutes les économies à l'exception de la Bulgarie où ils se sont déroulés en face à face, l'intégralité du 3 au 17 septembre 2012.

Des quotas de vérification ont été définis pour ces entretiens en fonction de l'âge, du sexe et de la région du profil démographique identifié de cette catégorie de personnes (plus de 40 ans). Sources des données démographiques Eurostat, 2011 et NRS juillet 2011-Juin 2012 (RU) ; Eurostat, 2011 (Allemagne) ; Eurostat, 2011 (Espagne) ; Istat (bureau national des statistiques), 2011 (Italie) ; Eurostat, 2011 (France) ; INE, Estimation annuelle de la population résidente. Institut national de statistiques. Estimation annuelle de la population résidente 2010, 2011 (Portugal) ; Eurostat, 2011 (Irlande) ; Recensement 2010 (Russie) ; Recensement 2011 (Bulgarie) ; Bureau central des statistiques 2011 (Pologne) ; Micro-recensement 2005 (Hongrie). Veuillez noter que l'ensemble des données du RU ont été prises en compte, conformément aux statistiques publiques disponibles concernant la représentation de la population de plus de 40 ans au RU en termes d'âge, de genre, d'éducation et de région.

En Espagne, le terme « attaque » a été traduit par « apoplejia » dans la version locale du questionnaire aux questions 3, 4, 7 et 8.

Pour les questions concernant l'enquête d'Ipsos MORI, veuillez contacter elizabeth.stoneman@ipsos.com ounatalie.gunning@ipsos.com (+44 (0)203 059 5000).

i Stefansdottir H, Aspelund T, Gudnason V et al. Trends in the incidence and prevalence of atrial fibrillation in Iceland and future projections. Europace 2011;13:1110-7

ii Wolfe C, Rudd A. The Burden of Stroke White Paper: raising awareness of the global toll of stroke-related disability and death. 2007. http://www.safestroke.org/Portals/10/FINAL Burden of Stroke.pdf. Accessed October 2012

iii Marini C, De Santis F, Sacco S et al. Contribution of atrial fibrillation to incidence and outcome of ischemic stroke: results from a population-based study. Stroke 2005; 36:1115–9

iv Ahmad O et al. Intern Med J 2009;39:752–756

v Hannon N et al. Cerebrovasc Dis 2010;29:43–49

vi Palm F et al. Eur J Neurol 2012

vii Conditions listed were blood clots, heart disease, stroke, atrial fibrillation, high blood pressure, high cholesterol and diabetes.

viii World Health Organisation. Cause-specific mortality: regional estimates for 2008 http://www.who.int/gho/mortality_burden_disease/global_burden_disease_DTH6_2008.xls. Accessed September 2012

ix European Stroke Organisation. Stroke facts. http://www.eso-stroke.org/stroke_facts.php?cid=5. Accessed September 2012

x Kannel WB, Benjamin EJ. Status of the epidemiology of atrial fibrillation. Med Clin North Am 2008;92:17-40

xi Benjamin E, Wolf P, D'Agostino R, et al. Impact of Atrial Fibrillation on the Risk of Death. Circulation 1998;98:946-952

xii Kannel WB, Wolf PA, Benjamin EJ, et al. Prevalence, incidence, prognosis, and predisposing conditions for atrial fibrillation: population-based estimates. Am J Cardiol 1998;82:2N-9N

xiii Falk RH. Atrial fibrillation. N Engl J Med 2001;344:1067-1078

xiv Camm AJ, Kirchhof P, Lip GYH et al. Guidelines for the management of atrial fibrillation: The Task Force for the Management of Atrial Fibrillation of the European Society of Cardiology (ESC). Eur Heart J 2010;31:2369-2429

xv Briffa T, Hickling S, Knuiman M, et al. Long term survival after evidence based treatment of acute myocardial infarction and revascularisation: follow-up of population based Perth MONICA cohort, 1984-2005. BMJ 2009; 338:b36

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