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Taux: le repo BCE inchangé, Draghi évoque confiance marchés.

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(CercleFinance.com) - Mario Draghi revoit légèrement à la baisse les perspectives européennes (contraction estimée à -0,5% en 2013 contre -0,3% précédemment et de +1,2% à +1% en 2014) mais il réitère sa conviction que la reprise se manifes

(CercleFinance.com) - Mario Draghi revoit légèrement à la baisse les perspectives européennes (contraction estimée à -0,5% en 2013 contre -0,3% précédemment et de +1,2% à +1% en 2014) mais il réitère sa conviction que la reprise se manifestera dans l'Eurozone en fin d'année... et il veut pour preuve la 'confiance' des marchés financiers qui ont renoué avec des niveaux historiques.

Il fait naturellement allusion aux records atteints par Wall Street (il ne se prononce pas sur la possibilité qu'il s'agisse d'une 'bulle') et semble sous entendre que les marchés ne sauraient se tromper.

Et il en veut pour preuve la détente des taux qui se dessine depuis quelques jours en Europe et qui démontrerait que les 'marchés' (totalement sous perfusion des banques centrales) relativisent le danger politique que représente l'Italie. Il multiplie les références 'à la confiance des marchés', lesquels saluent la réduction de la taille du bilan de la BCE avec le remboursement de 220MdsE d'argent injecté sous forme de LTRO.

Il concède cependant que la diffusion des liquidités sous forme de crédit aux petites et moyennes entreprises reste insuffisant mais devrait s'améliorer. C'est pourquoi la politique monétaire de la BCE doit rester très accommodante. En ce qui concerne l'Irlande (qui a demandé un étalement de ses remboursements), Mario Draghi estime que les efforts accomplis justifient un soutien à ce pays mais que le programme OMT ne peut être activé que dans le cadre d'une demande en sens accompagnée d'engagements budgétaires précis (auxquels l'Irlande semble se soumettre alors que le sauvetage de ses banques demeure un fardeau budgétaire insoutenable, un problème qui inquiète ouvertement Christine Lagarde).

La réaction des marchés obligataires est beaucoup moins spectaculaire que celle des marchés des changes (l'euro remonte vers 1,3080$).

Les rendements évoluent peu -voir pas du tout- depuis ce matin: la bonne nouvelle, c'est le reflux du '10 ans' espagnol sous les 5% (à 4,90%) après une adjudication de 3,5MdsE qui a reçu un bon accueil ce matin.

Autre 'bonne nouvelle', le relèvement de la perspective de la note portugaise (de 'négative' à 'stable') par Standard & Poors qui occasionne une détente de 18Pts de base à 5,98/6,00%.

Le retour de l'appétit pour le risque s'exerce au détriment des 'Bunds' qui voient leur rendement remonter de 1,46 vers 1,49%. Les 'guilts' britanniques se dégradent également avec un rendement de 2,02% contre 1,98% et les T-Bonds US chutent symétriquement avec un taux qui se rapproche des 2% (à 1,97%).

Les chiffres US ne sont pas bons puisque le déficit commercial de janvier s'établit à 44,4Mds$, soit +16,5% par rapport à décembre (43Mds attendu). On note un net recul des exportations (de -1,2% à 184,5Mds$) alors que les importations ont progressé de +1,8%).

Le chômage US hebdo recule à 340.000 et cette embellie semble bien être le seul chiffre dont les marchés se préoccupent: cela se confirme... les 'mauvaises nouvelles' ne comptent pas !

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