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Royal Mail risque d'apporter un paquet de problèmes - Plus Europe

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Renee Schultes The Wall Street Journal Europe LONDRES (Dow Jones)--Certaines personnes sont difficiles à satisfaire. L'action Royal Mail a bondi de 65% depuis que le gouvernement britannique a cédé une participation majoritaire dans le groupe de s

Renee Schultes

The Wall Street Journal Europe

LONDRES (Dow Jones)--Certaines personnes sont difficiles à satisfaire. L'action Royal Mail a bondi de 65% depuis que le gouvernement britannique a cédé une participation majoritaire dans le groupe de services postaux voilà six semaines, récupérant au passage 3,3 milliards de livres sterling.

Une envolée de bien plus grande ampleur que celle de Twitter après son introduction en Bourse.

Les banquiers de Royal Mail auraient de quoi se féliciter de la réussite de cette privatisation, la plus importante réalisée au Royaume-Uni depuis plusieurs années. Or les représentants de Goldman Sachs, UBS et de quatre autres banques ont dû se présenter mercredi devant une commission parlementaire pour expliquer pourquoi ils ont, apparemment, sous-évalué la participation du gouvernement et floué ainsi le contribuable.

UBS passe à "vendre"

UBS, pour sa part, campe sur ses positions. Mercredi, la banque suisse a émis une recommandation de "vente" sur le titre Royal Mail, assortie de l'objectif de cours le plus bas d'un consensus compilé par FactSet. Or le pragmatisme d'UBS paraît toujours justifié. Royal Mail est entré en Bourse au moment opportun, mais aura du mal à poursuivre en Bourse son essor avec sa valorisation actuelle.

Il sera sans doute difficile pour l'opérateur postal britannique de réaliser des économies supplémentaires significatives avec des salariés, pour la plupart syndiqués, qui représentent 61% de sa base de coûts. Il est en outre possible que son concurrent néerlandais TNT Post développe son activité de distribution de courrier au-delà de Londres.

Valorisé à 7 fois l'excédent brut d'exploitation estimé pour 2014, le titre Royal Mail affiche une prime par rapport au multiple moyen de 6,3 affiché par ses trois plus proches concurrents européens, l'autrichien

Dow Jones Newswires -IDSS2-