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Prix de l'action, décote, valorisation en Bourse... Ce que l'on sait de la privatisation de la FDJ

Les grandes lignes de la privatisation de la Française des Jeux, effective ce jeudi, sont désormais connues. Tour d'horizon.

Ce jeudi, la Française des Jeux organise son introduction en Bourse. Dans une interview publiée mercredi par Le Parisien, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait dévoilé de nombreux détails sur cette offre qui se veut "populaire" et qui vise notamment les particuliers. Le ministre avait ainsi annoncé "des conditions très incitatives pour les particuliers" qui souhaitent devenir actionnaires. Et notamment "une décote de 2% pour toute action achetée et une action gratuite pour dix actions achetées dès lors que l'on s'engage à les garder 18 mois." Jeudi, à l'antenne de BFM Business, la patronne de la FDJ Stéphane Pallez, a par la suite précisé la valorisation visée pour l'entreprise. Tour d'horizon des détails de cette privatisation. 

Fourchette de prix et seuil minimum pour participer

Comme l'a expliqué Bruno Le Maire, la fourchette du prix pour l'introduction en Bourse est fixée "entre 16,50 et 19,90 euros", (le prix définitif sera dévoilé le 21 novembre) avec "un seuil minimum de souscription à 200 euros, soit un peu plus d'une dizaine d'actions achetées." Les actions gratuites seront "plafonnées à 5.000 euros d'actions achetées", a précisé le ministre.

52% du capital sera cédé

L'Etat prévoit de céder 52% du capital (sur un total de 72% aujourd'hui) et est "prêt à en réserver jusqu'à un tiers aux particuliers", a-t-il encore indiqué. "C'est une part très significative."

Une souscription ouverte du 7 au 19 novembre

En pratique, la souscription "est ouverte à compter du jeudi 7 novembre et jusqu'au mardi 19 novembre à 20 heures, pour les particuliers" explique Bruno Le Maire. Il faudra néanmoins posséder un compte titre ou un plan d'épargne en actions (PEA) pour acheter une partie du capital de la FDJ. Le premier jour de cotation aura lieu le 21 novembre. 

Le succès populaire sera t-il au rendez-vous? Les dernières privatisations de GDF, EDF ou ADP avaient attiré 3 à 4 millions de Français mais à l'époque, les banques jouaient un rôle essentiel pour inciter les épargnants à investir. Depuis, une nouvelle directive européenne leur interdit de démarcher leurs clients. Un obstacle qui change la donne. "Il y a toujours un risque quand on investit dans le capital d'une entreprise" reconnait Bruno Le Maire. "Mais il reste mesuré car la FDJ a une croissance dynamique et les chiffres de la consommation de jeux en France sont en augmentation régulière."

Pas d'actionnaire à plus de 10% sans l'accord de l'Etat

Enfin, il a indiqué le rôle de l'Etat dans cette privatisation. "L'Etat reste le premier actionnaire avec 20 % du capital. Il disposera de trois représentants au Conseil d'administration" assure le ministre. "Enfin, au cas où un autre actionnaire souhaiterait acquérir plus de 10 % de l'entreprise, il devra obtenir l'agrément de l'Etat. Il n'est pas question que la FDJ passe sous contrôle étranger."

Une valorisation comprise entre 3,1 et 3,8 milliards d'euros

Ce jeudi sur BFM Business Stéphane Pallez, la patronne de la Française des jeux, a indiqué que la valorisation de la FDJ, en fonction du prix par action qui sera finalement retenu, oscillera entre 3,1 et 3,8 milliards d'euros.

Thomas Leroy