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Pourquoi cette start-up française de l'internet des objets s'envole en Bourse

L'internet des objets commence à susciter un vif intérêt chez les investisseurs.

L'internet des objets commence à susciter un vif intérêt chez les investisseurs. - Claranova

Deux importants partenariats récemment signés par Claranova dans l'internet des objets (en anglais internet of things, ou IoT) viennent de faire s'envoler le cours de Bourse de la société, ex-Avanquest.

L'action Claranova accélérait jeudi son envolée, bondissant de 16% dans l’après-midi (+16,2% à 0,98 euro à 15 heures), au plus haut depuis septembre 2014. En un mois, la capitalisation boursière de la start-up technologique française vient d’être multipliée par deux.

Le partenariat annoncé en décembre entre Dr Peng, le 4ème opérateur télécoms chinois, et Claranova pour sa plateforme internet des objets (IoT, internet of things) a mis le feu aux poudres. Le mouvement s’est amplifié avec la signature le 9 janvier d’un partenariat de premier plan avec l’américain Sprint dans le même domaine.

myDevices, la filiale de Claranova spécialisée dans l’IoT ne génère pourtant encore qu’un chiffre d’affaires symbolique: 2,8 millions d’euros à l’exercice 2016/2017, soit 3% de la totalité de l’activité du groupe.

Les premières solutions IoT attendues en 2018

"Personne ne gagne d’argent aujourd’hui avec l’IoT, parce que cela n’existe pas encore vraiment. Dans la mesure où les composants ne sont pas produits en masse et les réseaux pas encore largement déployés, il y a peu de monétisation possible pour l’instant", explique en effet Pierre Cesarini, le PDG du groupe, dans un entretien à Tradingsat.com.

En revanche, le dirigeant pense que "2018 sera l’année où des solutions vont émerger" et il anticipe la démocratisation prochaine de cette technologie.

"Dans quelques années, de façon aussi certaine que vous avez un ordinateur connecté à Internet et un téléphone portable, vous aurez quatre à cinq objets connectés sur vous, et de nombreux autres dans votre quotidien", assure Pierre Cesarini.

En attendant, Claranova "met en avant ces partenariats, avec Dr Peng ou Sprint, des groupes chinois ou américains qui pèsent plusieurs milliards [et] viennent voir [une] petite start-up française, parce qu’ils ne disposent pas de ces technologies".

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Pierre Cesarini sur Tradingsat.com.

François Berthon