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PLUS EUROPE: Les matières premières se retournent contre Nestlé

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John Jannarone, The Wall Street Journal L'action Nestlé (NESN.VX) présente une certaine similitude avec les barres énergétiques du même nom: un effet dopant qui s'estompe assez vite. Le géant suisse de l'agroalimentaire a annoncé jeudi un chif

John Jannarone,

The Wall Street Journal

L'action Nestlé (NESN.VX) présente une certaine similitude avec les barres énergétiques du même nom: un effet dopant qui s'estompe assez vite.

Le géant suisse de l'agroalimentaire a annoncé jeudi un chiffre d'affaires inférieur aux attentes pour le quatrième trimestre consécutif. Il a indiqué tabler cette année sur une croissance organique de 5%, contre un objectif initial de 5% à 6%, et a précisé en outre que sa nouvelle cible ne serait "pas facile" à atteindre.

Nestlé a largement bénéficié ces dernières années de la hausse des coûts des matières premières, qu'il pouvait répercuter sur ses consommateurs. Or les prix de nombreux ingrédients, comme le sucre, ont diminué, générant des pressions concurrentielles qui ont érodé son pouvoir de fixation des prix.

Il est difficile de déterminer quand les prix des matières premières rebondiront.

L'atout des dépenses publicitaires

Cela ne signifie pas que le groupe suisse ne peut pas redresser la barre. Ses marques sont fondamentalement solides, et ses dépenses publicitaires sont supérieures à celles de bon nombre de ses concurrents. Mais même dans ces conditions, ces derniers disposent globalement des mêmes outils et affichent une meilleure performance. Danone a enregistré au deuxième trimestre une croissance organique de son chiffre d'affaires de 6,5%, grâce à une hausse combinée des prix et des volumes.

L'action Nestlé peut paraître attrayante. Le titre n'a progressé que de 6% cette année, contre une hausse de 18% pour le titre Danone (BN.FR) et un bond de 27% pour PepsiCo (PEP).

Il ne s'agit pas pour autant d'une bonne affaire. Le cours de Bourse de Nestlé implique un taux de rendement du flux de trésorerie disponible de 3,9%, contre 4,5% en moyenne pour les groupes du secteur, indique David Hayes, chez Nomura Equity Research. Les investisseurs devraient attendre un peu avant de céder à la tentation.

-John Jannarone, The Wall Street Journal

(Version française Emilie Palvadeau)

(END) Dow Jones Newswires

August 09, 2013 06:02 ET (10:02 GMT)

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