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Paris: repli sans volumes, W-Street tente de sauver supports

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(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -Wall Street reste ancré dans le rouge à la mi-séance mais Apple qui gagne 0,8% permet au Nasdaq (-0,3%) de se désolidariser du 'S&P' (-0,45%, juste sur le seuil des 1.400Pts) et du Dow Jones (-0,65%)

(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -Wall Street reste ancré dans le rouge à la mi-séance mais Apple qui gagne 0,8% permet au Nasdaq (-0,3%) de se désolidariser du 'S&P' (-0,45%, juste sur le seuil des 1.400Pts) et du Dow Jones (-0,65%) qui tente de préserver les 13.000Pts.

N'ayant pu profiter de la timide embellie des indices US, Paris a clôturé au plus bas, sous le seuil psychologique des 3.400Pts.
Ce palier semblait pourtant facile à préserver, vu l'étroitesse des volumes (1,775MdsE à peine plus que la veille alors que Wall Street était fermé)... mais ce ne fut pas le cas.

La consolidation l'emporte largement ce mardi et les places européennes reperdent ce qu'elles avaient gagné la veille, le CAC40 qui avait gagné +1,2% reperd -1,58% (tout comme Londres) et l'Euro-Stoxx50 lâche -1,1%.

Chez nos voisins, Francfort cède -1,17% tandis que Madrid, en retard lundi, fait cavalier seul avec un gain de +0,85%.

La correction s'est nettement amplifiée juste après 16H suite à la parution de mauvais chiffres aux Etats Unis, et notamment un indice ISM (l'Institute for Supply Management (ISM) qui se contracte à 49,6 ce mois-ci, contre 49,8 en juillet (au lieu d'un rebond vers le seuil pivot des 50 anticipé).
Autre mauvaise surprise, les dépenses de construction ont chuté contre toute attente de -0,9% en juillet aux Etats Unis, leur plus forte baisse en un an. Il s'agit du premier recul observé depuis le mois de mars et les chiffres sont aussi mauvais qu'il s'agisse de l'habitat individuel ou collectif.
La réaction des marchés s'avère négative bien que ce genre de 'stats' soit de nature à relancer les spéculations sur une action de la FED.

En Europe, la stratégie de la BCE se précise au fil des déclarations: Mario Draghi précise par exemple que des rachats de dettes d'une maturité n'excédant pas 3 ans (sur le marché secondaire) rentre dans le cadre des actions prévues et autorisées par les statuts de la BCE.

Les marchés tablaient depuis le 25 juillet dernier sur des rachats visant toutes les maturités, afin de réduire les coûts de refinancement à moyen et long terme (notamment sur les échéances comprises entre 5 et 10 ans).

L'Espagne et l'Italie qui sont confrontées à d'importants besoins de refinancement considèrent qu'il s'agit d'une nouvelle positive car rien ne leur interdit d'émettre des emprunts d'une maturité allant de 6 mois à 3 ans, sauf que les opérations devront être renouvelées à des fréquences plus rapprochées.
Mais au moins, l'appui de la BCE devrait favoriser une baisse des taux courts, et cette décrue pourrait finir par affecter positivement les taux longs.

Ceci posé, les analystes ne s'attendent pas à un discours particulièrement limpide de la part du président de la BCE ce jeudi. 'Il est évident que des zones d'ombre subsisteront après la conférence de presse de Mario Draghi', estime Bruno Cavalier, chef économiste d'Oddo Securities. 'Le principal enjeu de communication pour lui est de démontrer que son plan avance et que la question n'est plus de savoir s'il sera appliqué mais dans quelles conditions', précise-t-il.

'Il n'est pas certain que la BCE dévoile la totalité de ses intentions ce jeudi et cela avant même que la Cour Constitutionnelle allemande ne se soit prononcée sur la légalité du MES', renchérit Barclays Bourse.

'A l'approche de la réunion cruciale de la Banque centrale européenne, les diplomates européens semblent vouloir démontrer une Europe qui fait front ensemble face à la crise', indiquent quant à eux les professionnels de Saxo Banque.

Ainsi, au menu politique, le président de l'Union Européenne Herman Van Rompuy rencontrera la chancelière allemande Angela Merkel aujourd'hui à Berlin. En Italie, Mario Monti recevra le président français François Hollande.

Sur le front des valeurs, Veolia Environnement restait seul dans le vert (avec Pernod Ricard), s'adjugeant 2,85%, tandis que le patron de la RATP a reconnu son intérêt pour une partie des actifs de Veolia Transdev.

Côté replis, Vallourec, Schneider lâchaient entre -3,3% et -3,4%, Sanofi qui avait servi de locomotive au CAC40 la veille (avec +2,25%) reperd -3%, EADS -2,7%.

PagesJaunes cède 5% à moins de 1,37 euro, alors que le groupe cherche à proroger la maturité de ses dettes bancaires venant à échéance en 2013.

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