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Paris: reperd 0,9%, gains du mois d'octobre ramenés à +2,2%.

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(CercleFinance.com) - Wall Street tente de colmater les brèches à l'heure du café avec des indices qui ne perdent plus que -0,1% (Dow Jones, S&P) à -0,4% (Nasdaq). Les indices US ont certes perdu plus de 0,3% à 0,7% vers 18H mais c'était ap

(CercleFinance.com) - Wall Street tente de colmater les brèches à l'heure du café avec des indices qui ne perdent plus que -0,1% (Dow Jones, S&P) à -0,4% (Nasdaq).
Les indices US ont certes perdu plus de 0,3% à 0,7% vers 18H mais c'était après la clôture des places européennes.
Etrange fin de séance où le CAC40 a littéralement dévissé (-0,87%) pour finir au plus bas du jour (3.429Pts), de telle sorte que la semaine redevient négative (-0,2%).
Il y a plus de 50Pts entre les extrêmes du jour et le contenu de l'actualité ne justifie guère un tel écart... mais les +1,48% gagnés la veille n'avaient pas non plus de motifs concrets et 'solides'.

Les places européennes terminent dans le rouge mais en ordre dispersé: -0,5% à la clôture (avec -0,33% à Francfort mais +0,1% à Madrid et Milan) dans le sillage des indices US qui se retrouvent nettement dans le rouge à mi-séance (les cotations ont repris à 14H30) après 48H d'interruption.

Le marché parisien s'est enfoncé sous le seuil pivot des 3.450Pts (à 3.449Pts) alors qu'une véritable cacophonie entoure l'accord en Grèce, qui serait proche mais pas encore définitivement trouvé (alors qu'il avait été annoncé comme conclu la veille par le 1er Ministre, Mr Samaras).

Cet accord avec les créanciers (UE, BCE et FMI) porterait sur le programme d'économies (13,5MdsE) que le pays doit réaliser pour assurer son maintien dans la zone euro... mais il faudrait que le Parlement le ratifie d'ici le 7 novembre.
'Il faut dire que le pays doit absolument obtenir avant le 16 novembre une nouvelle tranche d'aide de 31 milliards d'euros de la Troïka au risque d'être déclaré en défaut sur le remboursement d'un emprunt', souligne Barclays Bourse.
Les mesures d'austérité n'ont pas les effets espérés car le déficit devrait atteindre -5,2% (contre -4,2% anticipé), le ratio dette/PIB grimpera de 179 vers 189% en 2013... et les privatisations ne devraient pas rapporter autant que prévu car les acheteurs savent qu'Athènes est aux abois.

Au chapitre des données économiques du jour, le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 2,5% en octobre 2012, en baisse par rapport au mois de septembre, où il était de 2,6%, selon une estimation rapide publiée par Eurostat.

Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s'est élevé à 11,6% en septembre 2012, contre 11,5% en août, d'après Eurostat.
Aux Etats Unis, le PMI de Chicago a progressé de façon symbolique à 49,9 (contre 49,7) mais sans refranchir le seuil technique des 50.
Les données mensuelles concernant l'emploi du cabinet ADP, communiquées le mercredi précédant les 'stats' officielles du 1er vendredi du mois n'ont pu être compilées à temps pour cause d'ouragan... mais les chiffres de septembre ont été quelque peu 'révisés'.
C'est à dire carrément divisés par 2, de 162.000 à 88.000, suite à un changement de mode de calcul: ADP avait alors alimenté les spéculation sur une reprise des embauches dans le secteur privé, contribuant à un regain de confiance des économistes.

En ce qui concerne les 'estimations' et le chiffrage des dégâts occasionnés par Sandy, la fourchette est relevée de 10Mds$ (entre 20 et 30Md$): l'essentiel des coûts sont liés à des inondations.

'Le quartier de Manhattan reste en partie inondé et de nombreux intervenants ne pourront pas accéder à leur poste de travail faute de transport en commun', précise Aurel BGC, ajoutant que 'les sièges des banques comme Goldman Sachs, Citigroup, New York Mellon vont rester fermés'.

Selon le bureau d'études, l'évaluation du coût économique du passage de Sandy va être au coeur des préoccupations des analystes. 'Les chiffres mensuels sur octobre et novembre seront très difficiles à interpréter', indique-t-il. 'Une baisse des ventes immobilières, du moral des ménages, des ventes au détail ou de la production industrielle sur octobre ne sera pas significative comme le rebond technique des indicateurs en novembre', renchérit-il.

'Ces indicateurs devraient peu affecter le comportement des marchés. Nous entrons dans une période de chiffres économiques difficilement interprétables. Il sera difficile d'avoir une analyse économique fine de la conjoncture américaine avec le passage de ce cyclone.'

Total figure dans le haut du CAC 40, progressant de 0,7% à 39,24 euros, la compagnie pétrolière ayant accru d'un quart son résultat opérationnel net ajusté des secteurs, en dépit d'une production journalière affectée par des accidents en Mer du Nord et au Nigéria.

Lafarge et Schneider affichent un gain de 1% à 17,9 euros, Peugeot se redresse de +2,2% à 4,965E après une série noire historique de 8 séances de repli consécutif.
A l'inverse, Crédit Agricole recule de -2,3%, Accor et Sanofi de -2,2% et Sté Générale de -2,1%.
Arcelor Mittal chute de -5,7%, après avoir publié des résultats jugés décevants par les analystes, au titre du troisième trimestre.

Air France-KLM caracolait en tête du SBF 120 et s'envole de 8,4% à 6,445E. La compagnie aérienne a dévoilé un résultat d'exploitation trimestriel en augmentation de 27%, malgré une hausse de la facture carburant.

A l'inverse, Rexel recule de 7,5% et fait figure de lanterne rouge de l'indice, le distributeur de matériel électrique professionnel ayant revu en légère baisse sa prévision de marge d'EBITA ajustée, à l'occasion de son point d'activité (sans oublier la démission du directeur financier).

Parmi les valeurs plus modestes, AB Science a complètement inversé la vapeur, passant d'un gain de 15% (22E) à un repli final de -3,8% sous 18E, après avoir annoncé que l'AEM allait examiner la demande d'autorisation conditionnelle de mise sur le marché de son mastinib, pour traiter un cancer du pancréas.

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