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Paris: refranchit les 3700 avec W-Street aspiré vers sommets

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(CercleFinance.com) - Les indices US ont connu vers 19H40 une soudaine accélération et le Dow Jones double ses gains (de +0,18% à +0,36% 14.124Pts... il revient revient à 0,3% de son record historique du 9 octobre 2007), le 'S&P' reprend 0,45

(CercleFinance.com) - Les indices US ont connu vers 19H40 une soudaine accélération et le Dow Jones double ses gains (de +0,18% à +0,36% 14.124Pts... il revient revient à 0,3% de son record historique du 9 octobre 2007), le 'S&P' reprend 0,45% à 1.523Pts et le Nasdaq (+0,55%) retrace les 3.180Pts... sans oublier le 'Dow Transport' qui ajoute 0,5% aux 3% gagnés la veille et se fend d'un nouveau record historique absolu à 6.022Pts à l'ouverture.

Le mois de février se solde par une nouvelle progression de l'ensemble des indices US (c'est le 8ème mois de hausse sur une série de 9 aux Etats Unis) et il apparaît clair pour de plus en plus d'observateurs estiment que la FED est à la manoeuvre.

Paris en termine sur un gain de +0,85% contre une moyenne de +0,4% durant 90% de la séance, avec les 3.700Pts en guise de pivot.
Le CAC40 a connu soudaine accélération à la hausse vers 17H11, l'indice passant de +0,6% à +1% (pour un zénith inscrit à 3.728Pts) sans nouvelle actualité et alors que les indices US restaient parfaitement calmes (autour de +0,2% en moyenne).

Un nouveau 'coup d'algorithme' semble avoir été déclenché et il semble avoir eu pour but de ramener le CAC40 au contact de son niveau de clôture du 31 janvier dernier (3.732Pts): il n'a manqué que 4Pts (0,1%) pour que le mois de février s'achève dans le vert.

L'Euro-Stoxx50 en revanche affiche une perte de -2,6% sur février, malgré un rebond de +0,83% ce jeudi, à 2.633Pts (cela referme très exactement le 'gap' de mardi matin: 3% de pertes effacées en 48H).

Les opérateurs invoquent toujours les dernières déclarations de Ben Bernanke qui avaient déclenché un rallye haussier la veille à Wall Street (pourtant, personne ne doute que la 'QE-3' sera poursuivi et que s'il devait être réduit, le marché en serait averti longtemps à l'avance).

Les opérateurs US saluent la progression de +1,3Pts de l'indice PMI de Chicago et fait l'impasse sur la déception causée par la révision à +0,1% de la croissance américaine au 4ème trimestre (contre -0,1%) alors qu'un score de +0,5% était attendu.

Pas de réaction décelable à 14H30 à la rechute des inscriptions hebdomadaires au chômage (-22.000 à 344.000) qui s'avérait conforme aux attentes.

Bonne également au niveau des investissements résidentiels avec une hausse de +17,5% (annuel) au lieu de +15,3% estimé initialement (ce qui conforte le sentiment que l'immobilier connait une embellie robuste et durable).

Les investisseurs ne s'alarment pas non plus de la situation en Italie: un consensus se dessine autour du concept suivant: 'les marchés vont contraindre les différentes formations politiques à trouver un arrangement'.

Barclays Bourse avertit : 'Beppe Grillo, à la tête du 'Mouvement 5 étoiles', troisième force politique du pays, a formellement exclu toute alliance avec la gauche de Pier Luigi Bersani' (idem pour les écologistes avec le centre droit de S.Berlusconi).
'Et même si la situation reste confuse en Italie, les tractations pour désigner un chef de gouvernement s'annoncent difficiles, la situation ne peut pas être comparée à la paralysie grecque de 2012', ajoutent-t-ils.

Néanmoins, la volonté affichée de la FED de poursuivre le 'QE-3' contrebalance l'imbroglio italien. Les gérants indiquent que 'le discours de Ben Bernanke devant le congrès, confirmant le maintien d'une politique monétaire ultra-accommodante, et le succès de l'adjudication italienne ont rassuré les marchés, et permettent à l'indice CAC de recoller à la zone de 3700/3.715 points'.

Par ailleurs, Alexandra Estiot, économiste chez BNP Paribas, spécialiste des Etats-Unis, anticipait il y a quelques jours qu'aucun accord ne serait trouvé d'ici demain entre Républicains et Démocrates. Pour rappel, le 1er mars, les réductions de dépenses automatiques entrent en vigueur. 'Comme ces coupes se feront progressivement et en douceur, ce scenario n'est pas si dramatique', avait estimé l'économiste.

EADS poursuit sa forte hausse de la veille, s'adjugeant 5,5% à 39,18 euros (nouveau record absolu), soutenu par des recommandations d'analystes favorables, comme celle de Barclays Capital qui relève ce matin son objectif de cours à 40 euros.

Essilor progresse de 6% à 79,05 euros, après avoir déclaré à l'occasion de la publication de ses résultats annuels aborder l'avenir avec confiance, mettant en avant un 'marché porteur'.

Eurofins s'adjuge 3,4% à 153,2 euros, après que HSBC a relevé sa recommandation de 'neutre' à 'surpondérer' avec un objectif de cours rehaussé de 127,5 à 172,5 euros.

Les publications d'Iliad (+2,1% à 148,6 après un zénith historique à 151,7 euros) propulse le titre vers de nouveaux sommets... et France Telecom rechute de -1,2% et Bouygues de -1,5%.
Les résultats d'ADP (+4,25% à 64,7 euros) et Veolia Environnement (+1,3% à 9,65 euros) sont également saluées.

En revanche, les publications de Arkema (-4% à 77,82 euros), Eiffage (-0,2% à 33,9 euros), CGGVeritas (-9% à 19,02 euros), Ipsos (-4,35% à 30E euros) et Steria (-10% à 12,57 euros) sont sanctionnées par le marché.

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