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Paris : (réédition), le déversement des flux est inexorable.

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(CercleFinance.com) - C'est reparti très fort à la hausse en fin de séance, le CAC40 gagne plus de 0,7% et en termine à 4.833,3, à moins de 10Pts des sommets du jour. La déferlante de liquidités agit comme un tsunami ou comme une coulée de l

(CercleFinance.com) - C'est reparti très fort à la hausse en fin de séance, le CAC40 gagne plus de 0,7% et en termine à 4.833,3, à moins de 10Pts des sommets du jour.
La déferlante de liquidités agit comme un tsunami ou comme une coulée de lave: son avancée est inexorable.

Il s'agit cette fois d'argent qui n'existe pas encore -et qui de toute façon restera virtuel jusqu'en septembre 2016- mais les marchés anticipent déjà l'impact des 60M premiers milliards qui vont être injectés dans une dizaine de jours.
C'est une sorte de réplique de la hausse d'anticipation qui avait précédé le 'QE3' de la FED durant l'été 2012.
Le CAC40 vient de prendre +20% en 6 semaines, qu'à cela ne tienne, il en prenait 1% de plus pour s'inscrire vers 13H à 4.842Pts.

Il s'agit d'un ramassage indiciel robotisé, la séquence de 11H57 à 13H03 fut un modèle du genre: une des plus pures hausses algorithmiques jamais observées... une diagonale haussière de 30 points d'une perfection confondante, un marché en pilote automatique qui a soudain décroché lors de la première contrariété du jour liée au rejet du plan de refinancement grec par Berlin.

Sans cela, le CAC40 en aurait fini à 4.900... mais ce n'est peut-être que partie remise puisque la journée de vendredi 'des 3 sorcières' va être marquée par l'emprise du 'bulls' sauf très mauvaises surprise sur le dossier grec.
En ce qui concerne la politique intérieure française, il n'y avait pas de suspens sur la Loi Macron, la motion de censure a été largement rejetée.

Les places européennes ont progressé de +0,65% en moyenne dans le sillage de Paris et Milan (+0,7%) puis de Madrid (+1).
Wall Street a évolué dans d'étroites limites, flirtant avec ses sommets absolus: le Nasdaq (+0,38%) s'offrant le luxe d'un nouveau record annuel à 4.930, c'est à dire un nouveau record absolu dividendes réinvestis, le 'S&P' a amélioré son record d'un point à 2.102Pts avant de consolider de -0,13%.

Les cours montent irrésistiblement malgré la chute de l'indice d'activité Philly FED: il recule à 5,2 contre 6,3 en janvier et rate complètement l'objectif des 9. La composante 'anticipations d'activité' s'effondre de -21ts à 29 7 contre 50,9... sans émouvoir le moins du monde.

L'indice de confiance du Conference Board se dégrade également à 6,7, loin du consensus des 8.

Les indicateurs avancés progressent de 0,2% au lieu de +0,5% anticipé suite au alentissement du secteur de la construction.
Seule consolation, une baisse de -21.000 à 283.000 des nouveaux inscrits hebdomadaires au chômage contre 295.000 anticipés par les économistes.

Le baril de pétrole retombe de -4% sous les 50$ à New York, à 49,9$ après des stocks de brut en hausse de 7,7Mns de barils aux USA.

En Europe, la France subit un recul de -0,4% de l'inflation en janvier, mais cela résulte de l'effet 'soldes'.

Mais les opérateurs restent euphoriques, ils estiment -en dépit de la fin de non recevoir de Berlin- que les chances d'une issue favorable aux négociations entre Bruxelles et Athènes augmentent d'ici ce weekend (les points de vue n'ont jamais été aussi éloignés, Wolfgang Schaüble ne veut même plus adresser la parole à son homologue grec, Yanis Varoufakis).

Athènes cherche un compromis qui semble introuvable: la demande d'extension de six mois de l'accord du prêt européen en cours n'est pas étayée par des engagements chiffrés d'Athènes, d'où un rejet catégorique de Berlin.

L'actualité macroéconomique est également dominée par les 'minutes' de la première réunion de l'année du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC). 'Ses membres se sont montrés à l'aise à l'idée de retarder une hausse de taux et ont manifesté leur inquiétude au sujet des développements internationaux', relate-t-on chez Wells Fargo Advisors.

'Une marge majorité des banquiers centraux plaide en faveur de la mise en place de mesures de stérilisation des liquidités excédentaires sur les marchés', souligne toutefois Aurel BGC, pour qui 'le Fed est bien passée à l'action et va commencer à réguler les liquidités'.

Enfin, sur le front des valeurs, Capgemini, leader du CAC 40, grimpe de 4,85% après avoir dépassé ses objectifs en 2014, avec une rentabilité en hausse et un bilan encore renforcé.

Son dauphin Essilor engange de son côté 4,33% après la publication de résultats annuels 'montrant que la trajectoire de croissance reste intacte' à en croire les professionnels (le PER 2015 flirte avec 28).
Orange gagne +2,75 et devance Accor avec +2,3 dont les profits grimpent de +31%.

Natixis gagne pour sa part 2% sur fond de résultats supérieurs aux attentes dus à une bonne performance opérationnelle de la banque de grande clientèle et de la gestion d'actifs.

A contrario, Tarkett perd 2,5% dans le sillage de l'annonce d'un résultat net part du groupe de 61 millions d'euros en 2014, contre 98 millions d'euros en 2013, sur fond de situation économique (très) incertaine en Russie, et Air France-KLM se replie de 5% après ses comptes annuels jugés décevants.

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