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Paris: perd du terrain sur Euro-Stoxx et W-Street avant FED.

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(CercleFinance.com) - Belle fin de séance à Paris (+0,62%) qui a bénéficié d'un regain de vigueur de Wall Street en fin de parcours pour en terminer pratiquement au plus haut du jour à 4.278Pts. Les indices US ont brusquement accéléré à la

(CercleFinance.com) - Belle fin de séance à Paris (+0,62%) qui a bénéficié d'un regain de vigueur de Wall Street en fin de parcours pour en terminer pratiquement au plus haut du jour à 4.278Pts.

Les indices US ont brusquement accéléré à la hausse à partir de 17H05, inscrivant dans la foulée une cascade de records historiques, sauf pour le Dow Jones malgré une hausse de +0,65% (+100Pts) à 15.670Pts.

Le 'S&P' s'envole ce soir vers 1.770Pts (+0,45%) dans le cadre d'une 13ème séance de hausse sur une série de 15 et le mois d'octobre devient le meilleur millésime boursier depuis un autre mois d'octobre (c'était en 2011), le Dow Transport affiche +36% en 2013 et un nouveau zénith historique à 7.065.
Dans le même temps, on apprend que les banques américaines pourraient devoir verser 107Mds$ de pénalités pour solder les litiges sur les dérivés de crédits immobiliers tandis que l'accord entre JP-Morgan et le Département de la Justice US pourrait capoter... mais rien n'arrête la hausse.

Plus surnaturel encore, le FT-100 (bourse de Londres) aligne une 13ème séance de hausse sur 14 à 6.774 et se rapproche du record annuel des 6.840Pts et du record absolu de l'an 2000 à 6.950Pts.

A Francfort, le DAX avançait de 0,5% à 9.022Pts (record absolu), belle séance également à Madrid qui prend 1,3% et Milan qui explose de +2,27%.
De la sorte, l'Euro-Stoxx50 s'envole de 0,95% à 3.050Pts (record annuel de clôture).

L'euphorie des marchés avait été (brièvement) douchée vers 16H par la chute d'une ampleur inattendue de la confiance des ménages américains (-9Pts à 71,2 contre 75,9 anticipé) mais ce mauvais indicateur (et il n'est pas le seul aujourd'hui puisque les ventes de détail ont reculé de 0,1% le mois dernier) renforce la conviction que la FED maintiendra pendant encore de longs mois sa politique d'injection massive, au moins jusqu'au début de l'année prochaine et probablement jusqu'en mars.

La Fed reste la clé de tout face à une conjoncture morose et des trimestriels souvent revus à la baisse: chaque hausse déconnectée de la réalité de terrain est justifié par la 'croissance future'... et par la politique monétaire 'quantitative' qui sera poursuivie au minimum jusqu'à fin 2015 d'après un large consensus.

'Les opérateurs estiment, en raison de la situation actuelle et des différents éléments antérieurs, que la Réserve fédéral ne devrait pas décider de changements dans sa politique monétaire ultra-accommodante', souligne Saxo Banque. 'En effet, après le shutdown qui a plongé le pays dans une paralysie générale et des données économiques sur l'emploi décevantes, la Fed devrait maintenir le statu quo quant à la réduction du programme de rachats d'actifs', ajoute le professionnel. 'Selon de nombreux analystes, la Fed pourrait ne commencer à réduire son soutien au pays qu'en 2014', précise-t-il.

L'inflation reste également bien trop faible aux yeux de la FED : les prix à la production aux Etats-Unis ont enregistré une baisse surprise en septembre, selon le Département du Travail.

Les prix de gros ont ainsi diminué de 0,1% le mois dernier par rapport au précédent, après une hausse de 0,3% en août, et contre un consensus de l'ordre de +0,2%.

Particulièrement suivi, Apple a fait état hier soir de ses comptes pour le dernier trimestre de son exercice 2012/2013, qui correspond au 3e trimestre calendaire.

Tant en termes de chiffre d'affaires que de marge brute ou de de bénéfices, les attentes du consensus ont été dépassées. Les investisseurs semblent en revanche plus circonspects quant aux prévisions formulées par la direction pour le trimestre en cours, le plus important pour le groupe puisqu'il comprend les fêtes de fin d'année.

Sur le front des valeurs, les bancaires ont soutenu le marché avec des hausses de +1,5% en moyenne.
AXA a brillé avec +2%, devant Orange (+1,9%) et Lafarge (+1,75%).
STMicroelectronics s'adjuge 3% à 5,759 euros, alors que les analystes de Bernstein jugent l'action mieux valorisée aujourd'hui.

Renault (+0,6%) se reprend après un relèvement d'objectif de cours de Citi, de 73 à 76 euros, qui maintient le titre dans sa 'Focus List' européenne (JP Morgan avait dégradé le secteur auto la veille).

GDF Suez grappille +0,5% après avoir indiqué que sa filiale de services énergétiques Cofely fait partie du consortium qui, avec le groupe allemand d'ingénierie M+W Group, s'est vu attribuer un contrat de 530 millions d'euros dans le cadre du projet de recherche nucléaire ITER.

EDF avance de 1,5% à près de 26 euros, le marché saluant l'entrée en discussions avancées avec Veolia en vue de la conclusion d'un accord au sujet de leur filiale commune Dalkia, spécialisée dans les services énergétiques.

Veolia Environnement reculait au contraire de -3,2% malgré l'accord avec EDF qui semble sur les rails au sujet de Dalkia.

Lanterne rouge du CAC, Michelin cédait -3,7%, après la publication d'un chiffre d'affaires du troisième trimestre en baisse de 5,8% à 5,1 milliards d'euros, là où le consensus des analystes n'attendait qu'une 'légère baisse'.

Rubis décrochait de 4,4% à 46,01E au lendemain de la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel décevant de la part du groupe de distribution et de stockage de produits pétroliers.

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