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Paris: panique obligataire enrayée mais rebond 'technique'.

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(CercleFinance.com) - Paris termine mieux la journée que ce que laissait présager une entame de séance en forme de 'sell off', le chutant de -2% pour toucher un 'point bas' à 4.875Pts. Avec une perte de -300Pts depuis fin avril, quelques rachats

(CercleFinance.com) - Paris termine mieux la journée que ce que laissait présager une entame de séance en forme de 'sell off', le chutant de -2% pour toucher un 'point bas' à 4.875Pts.
Avec une perte de -300Pts depuis fin avril, quelques rachats à bon compte se sont enclenchés, alors que la débâcle des marchés obligataires semblait également avoir atteint un paroxysme (l'OAT 2025 touchant 1,08% et le Bund allemand plus de 0,79% avant de se détendre vers 0,9% et 0,60% respectivement).

Une vague de rachats à bon compte a occasionné une remontée de +100Pts jusque vers 4.980Pts au plus haut du jour vers 17H25, mais le CAC est resté sous pression vendeuse eu toute fin de séance (-0,3% à 4.967Pts dans le sillage des valeurs pétrolières), tout comme Londres (-0,67%)... mais ce n'est pas comparable vu le suspens électoral du jour, le scrutin législatif britannique étant très indécis).

Alors que 48 millions d'électeurs britanniques sont appelés aux urnes aujourd'hui, aucun des deux partis - le Labour d'Ed Miliband et les conservateurs du Premier ministre David Cameron - n'obtenait de majorité claire d'après les derniers sondages.

'Cette période d'incertitude va indubitablement ouvrir une phase de volatilité pour le marché', prévenait ce matin un opérateur.

'Les élections générales au Royaume Uni dominent la journée et il semble inévitable que l'on doive se préparer à de la turbulence sur les marchés demain, dans l'attente de la formation du nouveau gouvernement', soulignent pour leur part les équipes de Trustnet Direct.

La perspective du scrutin britannique occulte la hausse de 0,9% des commandes à l'industrie allemande en séquentiel en mars... mais celle-ci s'avère inférieure à l'estimation du consensus, de l'ordre de 1,5%.

La bourse de Francfort grappille néanmoins +0,5%, et Milan +0,8% mais globalement, l'Euro-Stoxx50 finit symboliquement dans le rouge (-0,05%).

Les opérateurs ont par ailleurs pris connaissance en début d'après-midi des chiffres hebdomadaires du chômage aux Etats-Unis: le Département américain du Travail a comptabilisé 265.000 nouveaux inscrits aux allocations chômage lors de la semaine close le 2 mai, contre 262.000 au terme de la semaine précédente (chiffre non révisé) et 280.000 attendus par les économistes.
Wall Street semble confiant avant les chiffres du chômage demain: le Dow +0,5% respectivement.

S'agissant des valeurs, ArcelorMittal décroche de 2,5% et accuse la deuxième plus forte baisse de l'indice phare après son point d'activité du premier trimestre. Le géant de l'acier a enregistré une perte nette part du groupe de 728 millions de dollars sur la période 3,5 fois supérieure à celle constatée un an plus tôt à pareille époque et abaissé sa prévision d'Ebitda annuel.

A contrario, le titre AXA s'adjuge 2,85% et partage le podium avec Alcatel-Lucent (+2,4%) et Valeo (+2,3%).
AXA a publié une augmentation de 2% à 31,5MdsE de son chiffre d'affaires trimestriel, soutenu par la croissance de toutes les lignes de métiers.
Il est par ailleurs en hausse de 10% en données publiées grâce à des effets de change positifs.
Alcatel-Lucent était soutenu par l'annonce de résultats supérieurs aux attentes sur les trois premiers mois de l'exercice en cours, avec des performances supérieures à celles de Nokia ou Ericsson.

Inversement, Legrand abandonne 1,8% dans le sillage de la publication d'une marge bénéficiaire inférieure au consensus au premier trimestre.
C'est Total qui pesait le plus lourdement sur la tendance avec -2,3% mais Technip reste lanterne rouge avec -4,4% (le pétrole rechute de -2,7% à 59,3$ sur le NYMEX).
Enfin, sur le SBF 120, Elior décrochait de -5,5% (et même -8% en début de séance) sur des informations évoquant un gros placement d'actions de Charterhouse, son principal actionnaire, moins d'un an après le retour en Bourse du groupe de restauration rapide, et Klépierre perdait 2,45% après que BNP Paribas, son actionnaire de référence, a placé environ 7% du capital moyennant une décote de 4,5% sur le cours de clôture de la veille.

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