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Paris: les sanctions russes inquiètent.

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(CercleFinance.com) - Le CAC 40 reste dans le rouge et creuse même ses pertes après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et les chiffres hebdomadaires du chômage aux Etats-Unis, alors que le ton continue de monter entre le monde occ

(CercleFinance.com) - Le CAC 40 reste dans le rouge et creuse même ses pertes après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et les chiffres hebdomadaires du chômage aux Etats-Unis, alors que le ton continue de monter entre le monde occidental et la Russie.

Peu après 15h00, l'indice phare cède 0,6% à 4.181 points.

Conformément à ce qu'avaient anticipé les économistes, la BCE a choisi de laisser inchangé son principal taux directeur à 0,15%, son plus bas niveau historique auquel il avait été porté en juin dernier. Celui de la facilité de prêt marginal et celui de la facilité de dépôt ont, eux, été maintenus à respectivement 0,4% et -0,1%.

'La banque centrale voudrait avoir un peu de recul pour juger de l'efficacité des dernières mesures prises et certaines comme le TLTRO ne sont pas encore en place. Il convient donc d'attendre avant d'éventuelles nouvelles décisions ', avait anticipé Christian Parisot, analyste chez Aurel BGC.

Si le statut quo de la BCE n'a surpris personne, la santé de l'économie allemande, elle, continue d'inquiéter. Après une baisse de 1,7% au mois de mai, la production industrielle n'a ainsi augmenté que de 0,3% en séquentiel en juin, alors que le consensus tablait sur une progression plus marquée de l'ordre de 1,2%.

Publié hier, le chiffre des commandes à l'industrie en juin était déjà un motif de déception pour le marché, celles-ci s'étant repliées de 3,2% contre une hausse d'environ 1% attendue par les économistes.

A cet essoufflement de la première économie de la zone euro que les bons chiffres hebdomadaires du chômage aux Etats-Unis (289.000 nouveaux inscrits comptabilisés, contre 303.000 la semaine précédente et un consensus d'environ 300.000) ne compensent pas, à tout le moins dans l'esprit des investisseurs, s'ajoutent une volatilité inhérente au mois d'août et un contexte géopolitique toujours délétère. Alors que selon l'OTAN quelque 20.000 soldats russes seraient aujourd'hui massés le long de la frontière commune avec l'Ukraine, Dmitri Medvedev est en effet monté au créneau ce matin.

En représailles aux sanctions économiques des Etats-Unis et de l'Union européenne (UE), le chef du gouvernement russe a menacé de bloquer le survol du territoire national pour les compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l'Europe et l'Asie via la Sibérie, ce qui entraînerait un important surcoût de carburant pour ces dernières. Moscou a également décrété une 'interdiction totale' de la plupart des produits alimentaires en provenance notamment des pays d'Europe et des États-Unis pour une durée d'un an.

Ces mesures de rétorsion pourraient en précéder une autre, plus effrayante encore pour les Etats membres : une hausse de la facture énergétique, projet actuellement étudié par le Kremlin.

Sur le front des valeurs, le secteur des télécoms est à la peine. Orange (-2,3% à 11,1 euros) est en effet lanterne rouge du CAC 40, tandis que les titres Bouygues et Iliad se rétractent de respectivement 1,7 et 1,5%.

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