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Paris: le CAC repasse sous les 5.000 points.

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(CercleFinance.com) - Faute de catalyseur, la Bourse de Paris a navigué entre 4.960 et 4.975 points depuis la mi-journée. Le CAC 40 a finalement clôturé en repli de près de 1,1% à 4.974 points. La tension des taux longs qui a propulsé le rend

(CercleFinance.com) - Faute de catalyseur, la Bourse de Paris a navigué entre 4.960 et 4.975 points depuis la mi-journée.
Le CAC 40 a finalement clôturé en repli de près de 1,1% à 4.974 points.

La tension des taux longs qui a propulsé le rendement du Bund à près de 0,7% et celui des OAT vers 1% a de nouveau provoqué un 'sell-off' ce mardi matin, avec des écarts moyens dépassant les -2% à travers toute l'Europe.

Une tentative de redressement s'est dessinée à partir de la fin de la matinée, mais elle a été partiellement contrecarrée par l'ouverture en berne des indices américains cet après-midi, des indices qui tentaient de reprendre de la hauteur après environ 2h de cotation.

Le coeur du problème - et source de la nervosité générale - demeure la dégradation de la situation financière de la Grèce, qui vient de rembourser 750 millions d'euros au FMI en puisant dans un fonds de secours car il n'y a plus un euro en caisse.

'La récente volatilité du compartiment obligataire a joué un grand rôle dans le parcours agité des marchés d'actions dernièrement', soulignait ce matin IG. Cet après-midi encore, les taux à 10 ans se sont tendus, y compris pour le Bund allemand.

'Les discussions se poursuivent entre la Grèce et ses principaux créanciers, mais la réunion entre les ministres des Finances de la zone euro, qui a commencé hier à Bruxelles, patine', notent par ailleurs les équipes de Saxo Banque.

Et de poursuivre: 'les investisseurs espèrent un accord avant la fin du mois. Toutefois, en dépit des progrès de la Grèce en matière de réformes, les membres de l'Eurogroupe continuent de montrer leur exigence et attendent plus.'

En l'absence de donnée statistique ce jour - hormis une hausse de 0,5% de la production industrielle britannique en mars -, l'attention des investisseurs s'est concentrée sur une actualité des sociétés assez fournie.

Deuxième plus forte baisse de l'indice phare, Airbus Group (-2,2%) a encore accusé le coup après le crash d'un A400M ce week-end près de Séville (Espagne) et pâti de la hausse de l'euro (+0,7% à 1,1233 dollar à la clôture de la Bourse de Paris).

Lanterne rouge du SBF 120, le titre Eiffage a de son côté cédé 3,6% dans le sillage de la publication d'un chiffre d'affaires du premier trimestre d'environ trois milliards d'euros, en retrait de 0,5% à périmètre et change constants. Le groupe a en outre réitéré sa prévision d'un chiffre d'affaires en léger repli pour 2015.

Thales (-1,5%) a également été délaissé alors qu'Henri Proglio, dont l'appartenance aux conseils d'administration de deux filiales de Rosatom fait grincer des dents à Bercy, a fait savoir qu'il ne prendra finalement pas la présidence du groupe.

A contrario, Numericable-SFR (+0,8%) s'est distingué à la hausse après avoir annoncé un Ebitda de 930 millions d'euros au titre du premier trimestre, un chiffre en hausse de 21% par rapport au premier trimestre 2014 alors que le consensus ne visait 'que' 819 millions d'euros (le titre a même flambé de +7% initialement et inscrit un plus haut à 55,6 euros).

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