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Paris: la FED décide d'euphoriser WStreet, or flambe à 1775$

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(CercleFinance.com) - C'est la fête, Wall Street exulte, le Dow Jones retrace les 13.500... le ciel devient la seule limite. La FED déclenche finalement un 'QE-3' par le bais de rachat de MBS, une décision prise pratiquement à l'unanimité des me

(CercleFinance.com) - C'est la fête, Wall Street exulte, le Dow Jones retrace les 13.500... le ciel devient la seule limite.

La FED déclenche finalement un 'QE-3' par le bais de rachat de MBS, une décision prise pratiquement à l'unanimité des membres votants mais qui était déjà controversée avant sa mise en oeuvre car son efficacité sur la croissance et l'emploi n'a jamais été démontrée.

En revanche, pour faire flamber les matières premières, c'est un moyen très efficace (le baril teste les 98$, l'once d'or s'envole de +2,5% à 1.775$). Et pour plomber le Dollar (et ses concurrents d'Europe), c'est imparable: l'Euro qui a déjà pris 5% en 1 mois dans l'anticipation d'une telle initiative culmine maintenant vers 1,2930$ et les 1,300 semblent à portée de tir avant ce week-end. Wall Street voulait de l'argent frais, ce sera bel et bien le cas: la FED va en déverser 40Mds$ de plus par mois alors que l'opération 'twist' est maintenue. Rétrospectivement, la stagnation des indices US depuis vendredi dernier au contact de leurs records annuels -dans un contexte de volatilité complètement étouffée- s'explique mieux: certains opérateurs étaient manifestement très 'surs de leur fait' et ne semblaient avoir aucun doute sur le contenu du communiqué final publié ce soir.

Le 'S&P' (+1,3%) pulvérise un nouveau record annuel à 1.455 (le voici à moins de 100Pts de son record historique absolu), le Nasdaq gagne +1,3% (au plus haut depuis 12 ans) alors qu'Apple (+2,2%) pulvérise un nouveau record absolu à 683,5$ et l'indice VIX replonge sous les 14,5 et rejoint ainsi ses planchers historiques.

Les investiseurs européens semblent avoir fait le pari que Ben Bernanke ne prendrait pas le risque de donner un gros coup de pouce à la réélection de Barack Obama en lui offrant un beau ballon d'oxygène économique, au meilleur moment pour sa présidence, alors que le débat sur le 'fiscal cliff' reste une grande menace aux yeux d'une majorité d'américains (loin devant le chômage paradoxalement... lequel constitue l'alibi du 'QE-3').

Les places européennes ont fait le pari que la FED se contenterait de promettre des taux 'zéro' jusqu'à fin 2015, ou jusqu'à que l'économie US se redresse; les indices de l'eurozone ont reculé de -0,85% en moyenne et le CAC40 lâche -1,2% à 3.502Pts (et en termine non des plus bas du jour).

Chez nos voisins, Londres grappillait +0,45%, Francfort reculait de -0,6%, Amsterdam de -0,45% (au lendemain d'élections qui ont vu la victoire des libéraux) et Madrid de -0,75% (Fitch menace d'abaisser la note de la Catalogne à 'spéculatif'... ce qui lui fermerait définitivement l'accès aux marchés).

Outre Atlantique, les opérateurs US n'ont pas réagi à la publication d'une hausse de 15.000 demandeurs d'emploi (à 382.000) à l'issue de la 1ère semaine de septembre.

Il faut dire que ce chiffre est fortement biaisé par le chômage technique occasionné par l'arrivée d'un ouragan (baptisé Isaak) sur les côtes sud des Etats Unis il y a 10 jours.

La hausse de 1,7% des prix à la production ne semble pas non plus inquiéter Wall Street car hors énergie, le 'taux central' ne progresse que de +0,2%.

Attention cependant à l'impact de la forte hausse du prix des carburants sur la consommation des ménages américains. Mais peu importe à Wall Street qui se moque de l'inflation et ne se préoccupe que de pouvoir faire grimper encore plus les actions. Et personne ne souhaite se poser la question de ce que la FED fera si le 3ème 'QE' ne marche pas.

Mario Draghi aura du mal à imprimer autant d'argent que la FED... ou alors ce sera la fuite en avant vers l'inflation.

côté des valeurs, c'est surtout la chute d'EADS (-10,2% à 25,14 euros avec 3% du capital échangé) qui monopolise l'attention aujourd'hui, les investisseurs tentant de mesurer les implications d'un rapprochement avec BAE Systems, très présent dans le militaire (les allemands qui pèsent lourd dans la gestion d'Airbus et d'EADS se montrent très réservés).

Vinci est la seconde plus forte baisse du CAC40 avec -3,6%, Schneider et Sté Générale le talonnent avec -3,2%... et Valloyrec lâchait -3%.

Alcatel-Lucent (+0,85%) a signé un contrat avec Telefonica pour la révision complète de ses systèmes de gestion réseau. 'Ce projet rationalisera les opérations de l'opérateur, renforcera la qualité des services qu'il fournit à ses clients et optimisera ses coûts, tout en s'appuyant sur les capacités développées par Telefonica', explique l'équipementier télécoms.

Via sa filiale de négoce Total Gas & Power, la major pétrolière française Total a signé un contrat d'achat annuel de 700.000 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) pour une durée de 20 ans avec la compagnie nationale coréenne Korea Gas (Kogas).

Sanofi (-0,55%) et sa filiale Genzyme annoncent que la Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis a approuvé AUBAGIO (tériflunomide) en une prise orale par jour dans le traitement des patients atteints de sclérose en plaques (SEP) récurrente.

' Nous sommes très heureux qu'AUBAGIO constitue désormais une nouvelle option thérapeutique, car il changera la vie des patients atteints de sclérose en plaques ', a déclaré David Meeker, Directeur Général de Genzyme.

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