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Paris: la 1ère et dernière séance du trimestre décevantes.

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(CercleFinance.com) - Cette journée du 31 mars s'avère décevante, tant au niveau des scores (-0,7% en moyenne en Europe) que de l'ambiance (les opérateurs ont préféré jouer la sécurité et acheter des dettes souveraines plutôt que des actio

(CercleFinance.com) - Cette journée du 31 mars s'avère décevante, tant au niveau des scores (-0,7% en moyenne en Europe) que de l'ambiance (les opérateurs ont préféré jouer la sécurité et acheter des dettes souveraines plutôt que des actions)... mais Paris affiche tout de même un gain de +17,8% depuis le 1er janvier (une performance à comparer à celle du dernier trimestre 1999 et non à fin 2009 car le marché entamait à peine son rebond historique).

La séance de lundi avait entretenu l'espoir d'une fin de trimestre au champagne, d'une Bourse de Paris au zénith, d'un CAC40 retraçant les 5.142Pts (zénith de mai 2008), d'un Nasdaq refranchissant les 5.000, d'un DAX30 débordant les 12.200. Tous les ingrédients d'une hausse semblaient réunis mardi matin, avec notamment une bonne baisse de l'euro (-0,85% à 1,0735/$), des espoirs de plan de relance en Chine et d'accord entre la Grèce et ses créanciers.

La fin de journée fut d'ailleurs ponctuée par une dernière statistique positives aux USA : net rebond de la confiance des consommateurs américains (Conference Board Survey) qui repasse de 98,8 vers 101,3... non loin du zénith historique des 103,8 de janvier.

Mais au final, le CAC40 lâche -0,98% à 5.033Pts (il avait affiché jusqu'à 1,1% de repli à 5.028Pts, ce qui effaçait ses gains de la veille): l'indice parisien résiste mieux que le DAX30 qui recule de -0,99% ou le FT-100 en chute de -1,72% à Londres).

Les stratèges de SG pensent que 'le sort de l'euro/dollar, qui testera à nouveau le niveau des 1,05/1,04 considéré comme une zone de support clef avant le retour de la parité, est entre les mains des statistiques américaines'.

Pour l'heure, l'Euro accuse la plus forte baisse trimestrielle de son histoire (-12% et -22% sur 12 mois), sur fond d'inquiétudes concernant les négociations autour de la dette grecque. Le phénomène de décrue face à l'ensemble des devises (pas seulement le $), auquel la BCE a grandement contribué via son programme de rachats d'actifs (même si elle se défend de souhaiter une baisse de la Monnaie Unique), sert grandement les intérêts des entreprises européennes exportatrices.

Les investisseurs ont en outre digéré plusieurs données macroéconomiques emblématiques, parmi lesquelles le recul de 0,1% du taux d'inflation annuel dans l'eurozone pour le mois en cours (estimation flash), conformément aux attentes des économistes.

Eurostat a comptabilisé un repli de 0,1 point du taux de chômage, à 11,3% en février dans l'Eurozone (mais il progresse en Italie, et assez fortement parmi les jeunes). La France accuse un taux de 10,6%, l'Espagne de 23% et la Grèce des 26% (ces niveaux semblent très sous-évalués, le chômage des jeunes fait des ravages avec un taux voisin de 50%).

Le nombre de demandeurs d'emploi allemands a de son côté diminué de 15.000 au mois de mars en rythme séquentiel (le chômage recule de 6,5 vers 6,4%), selon des données corrigées de variations saisonnières de l'agence fédérale du travail (-85.000 en données brutes), tandis qu'outre-Manche le PIB a progressé de 0,6% entre le troisième et le quatrième trimestre de l'année écoulée (+0,5% en estimation initiale).

Enfin, la France a enregistré au mois de février une quasi-stabilisation des dépenses de consommation des ménages (+0,1% en volume, après +0,7% en janvier) et un redressement des prix de production de l'industrie (+0,7%), portés principalement par l'énergie.

Aux Etats Unis et contre toute attente, l'activité dans la région de Chicago n'est en pas parvenue à se redresser, mais seulement à ralentir sa contraction ce mois-ci. Il est ainsi ressorti à 46,3 points, après 45,8 points annoncé le mois dernier et contre 51,8 points anticipés par les économistes.

A l'image des places européennes ce mardi, Wall Street semble bien parti pour terminer le trimestre de façon assez médiocre, avec des indices qui s'effritent de -0,35% ('S&P') à -0,5% (Dow Jones) après un gain de +1,25% en moyenne lundi (la volatilité semble assez faible, la volonté de tirer les cours est quasi nulle).

S'agissant des valeurs, Valeo se repli de -2,85% après l'annonce de la cession de 1,7% (sur 3,4%) de la participation de BPI au capital (pour 186MdsE de produit de cession). Le CAC est également plombé par Veolia et Cap Gemini qui perdent -de -2 à -2,2% et Vinci lâche -1,7%.

Genfit engrange 4,85% et poursuit son (lent) redressement après son décrochage de -45% de vendredi.

Orpea se replie pour sa part de 3,6% après l'annonce de résultats 2014 proches des attentes.

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