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Paris: gain de +4,3% sur fond de spéculations sur geste BCE.

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(CercleFinance.com) - Très belle semaine boursière en Europe, la plus belle depuis mi-novembre mais vendredi morose sur les places boursières: la pression acheteuse de mardi et mercredi est largement retombée comme en témoigne un repli de -0,8%

(CercleFinance.com) - Très belle semaine boursière en Europe, la plus belle depuis mi-novembre mais vendredi morose sur les places boursières: la pression acheteuse de mardi et mercredi est largement retombée comme en témoigne un repli de -0,8% du CAC40 mais également des volumes anémiques à Paris avec 2,8MdsE échangés (le bilan hebdomadaire demeure cependant fastueux pour le CAC avec un gain de +4,33%, le plus spectaculaire de l'année).

L'euphorie suscitée par la conviction que la BCE allait 'annoncer quelque chose' jeudi prochain a laissé la place au doute car l'Allemagne a prévenu qu'elle n'accepterait pas de changement de cap de la part de la BCE en matière de monétisation de la dette tandis qu'une baisse de taux jugée quasi certaine 48H auparavant est maintenant perçue comme une mesure purement symbolique et sans efficacité réelle sur l'économie.

En d'autres termes, c'est la phénoménale hausse des actifs qui 'pense à la place des opérateurs' (si ça montant autant, c'est qu'il y a bien une explication rationnelle, cela ne peut pas être qu'un appel d'air spéculatif), c'est en quelque sorte une nouvelle illustration de 'la queue qui remue le chien'.

Mais c'est bien la morosité de la conjoncture qui s'impose depuis des semaines comme le principal moteur à la hausse des marchés.

Dans ce contexte, le PIB américain, inférieur aux prévisions, avait tout pour séduire les 'bulls' puisque la FED ne saurait envisager de réduire ou suspendre son 'QE-3' avant très longtemps (fin 2013 au minimum).

Le PIB du 'T1' 2013, c'était le chiffre le plus attendu de la semaine, sa progression de +2,5% au lieu d'un consensus médian de +3% peut décevoir (après +0,4% au 'T4' 2012), mais la bonne surprise provient des dépenses des ménages: elles auraient progressé de +3,2% au lieu de +2,8% attendu.

Paradoxalement, la demande intérieure est demeurée faible (+1,5%), ce qui remet en cause le scénario d'une Amérique qui s'appuie résolument sur sa propre dynamique interne.

A mi-séance, Wall Street fait grise mine et semble mal parti pour aligner une 5ème séance de hausse consécutive (le 'S&P' perd 0,35%, le Nasdaq -0,45% dans le sillage d'Amazon qui rechute de -7%)... et le Russel-2000 reperd -0,75%.
La tradition qui veut que les indices US terminent la semaine et le mois au zénith risque également d'être démentie d'ici ce soir... mais le Dow Jones parvient à s'inscrire en hausse symbolique de +0,01%

La lourdeur l'a emporté en Europe mais les disparités de performances sont assez notables: chez nos voisins, le FTSE et le DAX s'effritaient respectivement de 0,25%, Paris et Madrid lâchaient -0,8% et Bruxelles rechutait de -1,5%.
L'Euro-Stoxx gagne +4,21% cette semaine, ce qui s'avère supérieur au score 'hebdo' des indices US: le S&P500 affiche seulement +1,5% depuis lundi, malgré 4 séances de hausse consécutive.

Selon Aurel BGC, 'les données collectées dans cette version préliminaire portent essentiellement sur les mois de janvier et février, le BEA réalisant une projection sur mars. Le chiffre pourrait être révisé à la baisse, un net ralentissement étant intervenu le mois dernier'.

Par ailleurs, le rebond de la croissance s'explique essentiellement par des facteurs ponctuels comme un rebond de la formation de stocks. En outre, la baisse des dépenses fédérales ('séquestres', recul des commandes du Pentagone) va lourdement peser sur la croissance aux second et troisième trimestres.
'La dynamique de la croissance va changer et cet indicateur n'indique donc rien sur l'avenir', avertissent enfin les spécialistes d'Aurel BGC.

Barclays Bourse dit rester prudent à quelques jours de la réunion de la BCE, prévue le 2 mai. 'Il n'est pas garanti que la BCE baisse les taux et annonce de nouvelles mesures non conventionnelles dès cette réunion', estiment les gérants. 'D'autant plus que l'Allemagne ne semble pas favorable à un geste supplémentaire', ajoutent-ils.

Du côté des valeurs, Alcatel-Lucent perdait 2,75% à un 1,058E, malgré la publication d'un chiffre d'affaires de 3,23 milliards d'euros au premier trimestre (le consensus attendait 3,18 milliards d'euros) et d'une marge brute de 29,4% (là le consensus attendait 28,6%).

PPR décroche de 6,7% à 166,5 euros, avec un chiffre d'affaires en croissance organique de 3% au premier trimestre, à 2,4 milliards d'euros, une performance inférieure aux attentes du marché.

Total lâchait 1,7%, après avoir dévoilé un bénéfice net ajusté en baisse de 7% au premier trimestre, pour une production d'hydrocarbures en repli de 2%.

Saint-Gobain se repliait de 0,95% à 30,2 euros, avec un chiffre d'affaires trimestriel de 9.674 millions d'euros, en baisse de 4,8% par rapport au premier trimestre 2012 (10.162 millions d'euros).

AU sein du SRD, après sa chute de -13% de la veille (suite à un 'profit warning'), Bull lâche -4,6% supplémentaires à 2,49E

Vinci (+3,4%), Euler Hermès (+3,6% à 71,3 euros).
A l'inverse, Areva rechutait de -3%, suite à la publication des chiffres du 1er trimestre.

Artprice bondit de 2% après avoir dévoilé les termes de son partenariat avec Escrow.com, un groupe californien spécialisé dans les transactions sécurisées sur Internet.

Nexity prend 1,3%, dans le sillage d'un relèvement de recommandation de HSBC, de 'neutre' à 'surpondérer' avec un objectif de cours porté de 30 à 30,5 euros.

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