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Paris: au zénith avec WStreet soutenu par Facebook, $ à 1,36

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(CercleFinance.com) - La mécanique des flux entretient une tendance implacablement haussière -même si la progression s'avère laborieuse depuis 10 jours- et le CAC40 (+0,6%) a inscrit ce jeudi sa meilleure clôture annuelle (à 4.299,9 contre 4.29

(CercleFinance.com) - La mécanique des flux entretient une tendance implacablement haussière -même si la progression s'avère laborieuse depuis 10 jours- et le CAC40 (+0,6%) a inscrit ce jeudi sa meilleure clôture annuelle (à 4.299,9 contre 4.295,4 le 22/10).

C'est donc un mois d'octobre en or massif qui s'achève sur un gain global de +3,8% (après +5,3% en septembre): il ne pouvait se conclure par une banale séance de consolidation de -0,4 ou -0,5% (ce qui était anticipé ce matin).

Après une ouverture faiblement baissière (mais moins que prévu), le CAC40 s'est redressé en fin de matinée au contact des 4.295Pts (sa meilleure clôture annuelle du 22 octobre), sans véritable actualité pour justifier une hausse de +0,5%.

Les habillages de bilans se sont accélérés en toute fin de séance et cela s'est également traduit par une explosion des volumes digne d'une séance des '3 sorcières' entre 17H30 et 17H35 avec un total passant de 2,5 à 3,5Mds E (soit 40% de volume en plus, c'est assez étourdissant).

Il n'est pas certain que Wall Street ait beaucoup participé à la hausse des places européennes (qui ont vu leur hausse s'emballer de +0,45% à +0,9% au cours de la dernière demi-heure) car les indices US restaient très indécis... et c'est encore le cas à 19H00 avec un Dow Jones et un 'S&P' inchangés (ou en repli de -0,04%).

Le gain de +0,15% du Nasdaq s'explique par la seule hausse de +5% de Facebook (après une ouverture repli de -6% de ce titre à 14H30, le renversement de la situation est tout simplement hors norme, avec un grand écart inattendu entre 46,5 et 52$).

Dans un concert unanimement haussier, le FT-100 à Londres s'est désolidarisé avec une pertes de -0,7% qui met fin à une prodigieuse série de 14 hausses en 15 séances (un record depuis que la 'City' existe).

Etrange phénomène de vases communicants qui s'explique certainement pas un net raffermissement de la Livre et du Dollar vers 1,3585/E (+1,05%) après la publication d'un indice PMI de Chicago très nettement supérieur aux attentes (il bondit de 55,7 vers 65,9 au lieu d'un tassement vers 54,5 anticipé).
La hausse des places européennes sur fond de hausse du billet vert peut apparaître assez paradoxale dans la mesure ou il existe une corrélation négative depuis près de 2 ans... avec quelques jours de décalage, il est vrai (quand l'Euro recule, l'E-Stoxx50 ou le CAC finissent rapidement par en faire autant).

En ce qui concerne l'emploi en données hebdomadaires, le chômage aurait diminué de -10.000 à 340.000 la semaine dernière (et la Californie se dit enfin en mesure de communiquer des chiffres qui reflètent la réalité alors que ce n'était plus le cas depuis 1 mois).

En ce qui concerne la réunion de la FED qui s'est achevée hier soir, elle débouche sur un mélange de déception et de soulagement.

'Le communiqué de la Fed, hier soir, n'a surpris personne', indique Saxo Banque.
'Elle décide logiquement de prolonger son soutien à l'économie américaine en maintenant à 85 milliards de dollars le rythme de ses achats mensuels d'obligations', précise le professionnel. 'En revanche, elle s'est montrée un peu moins optimiste pour la croissance après la crise budgétaire du début du mois à Washington', ajoute-t-il.

'La déception des investisseurs est liée au peu de changement dans le communiqué du FOMC', renchérit Aurel BGC. 'Les membres ne fournissent aucune indication sur le timing du tapering', explique le bureau d'études.

'Les incertitudes sur les indicateurs économiques pourraient reporter de quelques semaines son commencement, mais l'idée d'une réduction prochaine des achats du Fed est toujours présente, et les mauvais indicateurs économiques ne semblent pas inquiéter, de manière significative, les membres du FOMC', soulignent les spécialistes.

David Madden, analyste marchés chez IG, ironise : 'lorsque les investisseurs se sont présentés à la porte de Mr Bernanke hier soir, ils espéraient entendre que le QE serait prolongé d'au moins cinq mois supplémentaires, mais ils sont repartis avec la main seulement à moitié pleine de bonbons'.

'Quels seront les prochains catalyseurs pour le marché?', s'interroge pour sa part Vincent Ganne, analyste DailyFX pour FXCM.

'La journée du jeudi 7 novembre sera clairement décisive avec une décision de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne et la première lecture du Produit Intérieur Brut (PIB) des Etats-Unis pour le troisième trimestre.'

Le lendemain, le marché prendra connaissance du NFP du mois d'octobre, soit les créations d'emplois aux Etats-Unis pour le mois d'octobre (cette publication a été reportée, elle était initialement prévue le vendredi 1er novembre).

Sur le front des valeurs, Alcatel-Lucent bondit de plus de 19,3% à 2,817E, après avoir dévoilé un chiffre d'affaires trimestriel de presque 3,7 milliards d'euros, en progression de 7%, pour un résultat opérationnel ajusté de 116 millions, soit des performances globalement supérieures aux prévisions (le marché salue un REX positif même si le groupe avoue 200MnsE de perte nette sur le 3ème trimestre).

BNP Paribas (+3,35% à 54,54E) signe la plus forte hausse de l'indice CAC 40 après avoir fait état d'une bonne résistance de ses résultats au troisième trimestre, avec un bénéfice net part du groupe de 1.358 millions d'euros, en hausse de 2,4% d'une année sur l'autre.
BNP entraîne Crédit Agricole et Sté Générale (+2,5% en moyenne) puis AXA (+1,5%).

Ingenico flambait de 5,6% (à 55,46E), au lendemain de l'annonce d'une croissance 'soutenue' au troisième trimestre, une dynamique qui fait apparaître une croissance organique de 17% sur les neuf premiers mois de l'année.

Technip décrochait de 10,25% à 77,15E, après avoir revu à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires pour 2013.

Total finit stable in extremis à 45,26, avec un bénéfice net ajusté en baisse de 19% au troisième trimestre, à 2,72 milliards d'euros, soit un bénéfice par action de 1,19 euro, inférieur de six centimes environ au consensus de marché.

Air France-KLM (stable) a reperdu ses gains de la matinée, après avoir publié un résultat net part du groupe négatif de 649 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année (-980 millions d'euros au 30 septembre 2012).

L'Oréal perdait 1% à 126,15E, au lendemain de la publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre, légèrement en dessous du consensus (effet change négatif).

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