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Paris: achats techniques de début de T-4, W-Street s'étiole.

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(CercleFinance.com) - Wall Street ne réagit pas très positivement à l'intervention de Ben Bernanke depuis Indianapolis: le patron de la FED défend la mise en oeuvre du 'QE-3' illimité au nom de l'emploi et dément qu'il s'agisse d'une stratégie

(CercleFinance.com) - Wall Street ne réagit pas très positivement à l'intervention de Ben Bernanke depuis Indianapolis: le patron de la FED défend la mise en oeuvre du 'QE-3' illimité au nom de l'emploi et dément qu'il s'agisse d'une stratégie pour offrir plus de capacité d'endettement à l'Etat Fédéral. Il réaffirme sa conviction que la hausse des prix demeurera sous contrôle.

A 19H, les indics US reperdrent nettement de l'altitude puisque le Nasdaq n'affiche plus que 0,1% de gain, le 'S&P' +0,5% (contre +1% vers 17H30) et le Dow Jones reste largement en tête avec +0,8% (+115Pts).

Ceci affecte le CAC40 en transactions hors séance puisque le contrat octobre rétrograde sous les 3.418Pts (soit 20Pts de moins qu'en clôture).

Paris qui en avait fini au plus haut du jour a pratiquement effacé le 'trou d'air' de vendredi mais les échanges n'atteignaient même pas 2,5MdsE à 17H30 (et 2,9MdsE à 17H35): compte tenu d'un écart supérieur à 2,7% entre les extrêmes du jour (3.348/3.438Pts), cela représente peu de volumes compte tenu de la volatilité. Il peut apparaître également inespéré qu'un seul bon chiffre US publié à 16H suffit à éclipser une série de mauvaises 'stats' macroéconomiques dévoilées lundi matin d'abord en Asie puis en Europe.

L'ISM manufacturier américain refranchit le seuil technique des 50 (à 51,5 contre 49,8 début septembre) et la production industrielle rebondit de 47,2 vers 49,5. En revanche, les dépenses de construction pour août sont ressorties en baisse de -0,6% (le consensus visait une progression de 0,5%): ce second chiffre a été totalement occulté et personne ne s'est donné la peine de la commenter.

Paris s'impose en tête du peloton européen avec un gain de +2,39% à 3.435Pts tandis que l'Euro-Stoxx50 affiche +1,9%, dans le sillage de Paris et de Milan (+2,8%). La progression fut plus modeste à Londres et Amsterdam (+1,35%) puis Francfort (+1,5%)... et presque modeste à Madrid avec +0,98% malgré un besoin de capitaux des banques ressorti dans le bas de la fourchette des estimations. Dès le début de la matinée, Paris avait bénéficié de rachats à bon compte après le plongeon de -5% de la semaine passée ainsi que d'achats techniques en cette 1ère séance du 4ème trimestre 2012... mais il reste difficile de parler 'd'achats de conviction'.

Cette reprise semble fragile compte tenu de l'environnement macro-économique dégradé qui transparaît des derniers chiffres: l'indice PMI des acheteurs l'industrie manufacturière française se replie de 46 en août vers 42,7 en septembre, son plus bas niveau depuis avril 2009, et signale donc une forte détérioration de la conjoncture dans le secteur.

Les ventes d'automobiles en France continuent de se contracter (-13% au mois de septembre) avec toutefois de fortes disparités entre constructeurs: une fois encore, le haut de gamme ne connait pas la crise.

Les derniers chiffres en provenance de Chine traduisent également un net ralentissement dans le secteur manufacturier (le PMI reste ancré sous les 50, à 49,8 contre 49,2 le mois dernier). Le patronat Japonais revoit à la baisse ses estimations de production pour le 3ème trimestre (après 3 mois de repli consécutif cet été) d'après le rapport 'Tankan' publié la nuit dernière.

Dans la zone euro, l'indice PMI manufacturier a rebondi à 46,1 en septembre, contre 45,1 en août, mais demeure très en-dessous de la barre des 50Pts: ceci traduit une poursuite de la contraction de l'activité.

En outre, le taux de chômage dans la zone euro s'est élevé à 11,4% en août 2012, stable par rapport à juillet. Tout ce qui précède ne semble pas très inflationniste mais l'or remontait vigoureusement en direction des 1.800$ (+0,9% à 1.794$), le pétrole pour sa part ne tire pas grand profit de l'ISM américain et plafonne vers 92,25$ (soit +0,05%).

Par ailleurs, l'agenda de la semaine s'avère également bien rempli. Au programme: deux interventions de Ben Bernanke, ce lundi et jeudi lors des traditionnelles minutes de la Réserve fédérale américaine, la réunion de la politique monétaire de la BCE jeudi après-midi, ou encore le rapport sur l'emploi américain vendredi.

'Le dernier trimestre de 2012 commence et il s'annonce compliqué', estime Aurel BGC. 'Les investisseurs seront focalisés sur les indicateurs de croissance mondiale', ajoute le bureau d'études, pour qui l'économie américaine et le 'fiscal cliff' inquiètent les investisseurs.

'Le débat télévisé entre les deux candidats à la Maison Blanche, mercredi, pourrait être suivi de près, en espérant un éclaircissement sur leurs choix budgétaires', soulignent les spécialistes.

Sur le front des valeurs, Michelin prend 4% à 63,42 euros, sous l'impulsion d'un relèvement de recommandation, à l'achat, des analystes d'UBS.

Alcatel-Lucent lâche au contraire 2,45% à 0,83 euro, après une dégradation à 'vendre' du même UBS (qui n'en est pas à sa première note négative sur ce titre). France Telecom fut la seule autre valeur en repli au sein du CAC40, avec -0,9% à 9,3E, au plus bas depuis fin octobre...2002

Crédit Agricole avance de 7,35% à 5,765 euros, suite à l'annonce de l'entrée en négociations exclusives avec Alpha Bank pour la cession de la totalité du capital d'Emporiki. Sanofi est l'un des principaux contributeurs du CAC40 à la hausse avec +3 %, Accor reste l'une des favorites des opérateurs avec +4%, ST-Micro bondit de +4,65%.

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