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Nouvelle dégringolade en Bourse pour CGG

Malgré la remontée du baril de pétrole, CGG souffre toujours autant

Malgré la remontée du baril de pétrole, CGG souffre toujours autant - Saul Loeb AFP

CGG chute lourdement ce mardi à la Bourse de Paris. En cause, des résultats décevants et une année 2017 qui s'annonce "difficile".

Une nouvelle fois les investisseurs ont décidé de sanctionner CGG en Bourse. Mais, cette fois-ci la correction a été lourde: -20%. Près de 100 millions d'euros partis en fumée. Il faut dire que le parapétrolier a publié des résultats décevants au troisième trimestre, inférieurs aux attentes. Le chiffre d'affaires a chuté de 44% à 264 millions de dollars tandis que le résultat opérationnel est passé en territoire négatif, à -38,9 millions de dollars, contre 4,3 millions un an plus tôt. "Le contexte de remontée des prix du brut ne s'est pas traduit, à ce stade, pour notre secteur, par une amélioration des conditions de marché, qui restent difficiles", a commenté le directeur général de CGG, Jean-Georges Malcor. Seul point positif: la perte nette, qui a été divisée par 12 à 87,9 millions de dollars, 

Comme d'autres entreprises parapétrolières, CGG subit de plein fouet la pression des compagnies pétrolières et gazières, ses principaux clients, elles-mêmes obligées de tailler dans leurs dépenses face à l'effondrement des cours du brut. Les prix de l'or noir ont été divisés par plus de deux depuis l'été 2014, malgré une remontée amorcée en septembre sur fond d'espoir d'une réduction de l'offre excédentaire qui plombe le marché.

Des conditions de marchés similaires en 2017

Pour s'adapter à cet environnement dégradé, CGG a déployé un plan de transformation prévoyant une réduction drastique des coûts - via des suppressions d'emplois notamment -, des investissements et de l'exposition aux activités très cycliques de sa division marine. "Alors que nous attendions début 2016 l'amélioration de certaines de nos activités pour 2017, et tandis que nos clients sont encore en phase de planification budgétaire, nos dernières discussions nous laissent à penser que notre marché devrait rester, en 2017, très similaire à 2016", a prévenu Jean- Georges Malcor.

"Dans ce contexte et au regard de notre performance du quatrième trimestre, nous prendrons les mesures nécessaires pour évaluer les options existantes à court et long terme, afin de répondre au mieux aux contraintes de notre structure financière", a souligné la direction. CGG a toutefois confirmé son objectif d'un endettement net inférieur à 2,4 milliards de dollars en 2016.

S.B. avec AFP