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Morning Briefing: dollar en baisse, pétrole en hausse, marchés perplexes

La baisse de la devise américaine reste le catalyseur du moment, depuis la décision de la FED sur ses taux mercredi soir.

La baisse de la devise américaine reste le catalyseur du moment, depuis la décision de la FED sur ses taux mercredi soir. - Mark Wilson - AFP Photo

"Les indices ont été particulièrement volatiles après la réunion de la FED qui a provoqué une baisse marquée du dollar. Les matières premières ont tendance à remonter, le pétrole notamment, mais tout cela accroît la volatilité."

Le CAC40 est demandé en légère baisse ce matin: -10 points à 4.432. Hier, le principal indice de la Bourse de Paris légèrement reculé en clôture, mais la volatilité est resté forte sur toute la séance avec une baisse de presque 2% à la mi-journée, suivie d'un net redressement. Un retournement de tendance conséquent qui a provoqué une inflation des volumes à 4,2 milliards.

Et c'est Wall Street qui a de nouveau brillé, en signant de nouveaux plus hauts annuels pour le S&P500, qui a pris 0,66% et pour le Dow Jones (+0,9%). La décision monétaire et les commentaires de la FED ont encore été l'occasion d'arbitrages de court terme assez nets.

En Asie, ce vendredi matin, la tendance était un peu alourdie par la hausse des monnaies: (Yen, Won, etc...) toutes en hausse face au dollar. Le Nikkei a Tokyo a perdu 1,24% en clôture.

Catalyseurs

C’est la baisse du dollar qui domine les débats, et qui laisse les marchés un peu perplexes. Certes la FED a été plutôt claire dans son calendrier de perspectives monétaires: deux hausses de taux supplémentaires ont été prévues et annoncées pour cette année, mais les marchés ont surtout retenu la grande prudence de la Réserve Fédérale, et ont vendu le dollar contre toute monnaie.

L'euro monte à 1,13, le Yen du côté des 111-112, du coup en Asie on craint des interventions de banques centrales pour affaiblir leurs propres devises si la situation persiste. On se réaligne à court terme pour tenir compte de la progressivité et de la lenteur des hausses de taux de la FED.

Un mouvement sans doute un peu excessif. Il y a encore quelques jours certains pariaient qu'il n'y aurait plus de hausse de taux cette année face aux incertitudes mondiales.

L'autre phénomène qui y est d'ailleurs lié, c'est la forte hausse du pétrole. L'or noir a atteint son plus haut niveau de l'année, cette fois au-dessus des 40 pour le Brent comme pour le WTI, qui gagnent respectivement 21 et 31% sur un mois.

Les rachats par les hedge funds continuent, dans l'anticipation d'une réunion des pays OPEP et non-OPEP le mois prochain. Les effets de change jouent également à plein. Les investisseurs se couvrent au juste prix. Tout cela soutient le secteur: sur un mois par exemple Total reprend 8,3%, Technip 28% et Vallourec 60% !!

Valeurs

Air Liquide

Lancement d'une augmentation de capital réservée aux salariés à 77,18 euros par action.

Total

Nomura passe de neutre à achat, objectif remonté de 40 à 45 euros. 

Bernberg

commence son suivi à conserver, objectif 31,10 euros.

Antoine Larigaudrie