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Les profits des entreprises du CAC40 ont diminué au 1er semestre

La Bourse de Paris

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Les profits cumulés des 40 principales entreprises cotées tricolores ont décliné de presque 5% au premier semestre, à 47 milliards d’euros. Hors éléments exceptionnels toutefois, les bénéfices auraient progressé.

Dans un contexte incertain et frappé par le ralentissement de la croissance, les grandes entreprises françaises résistent. Certes, le montant cumulé des bénéfices des firmes du CAC 40 a diminué de 4,8% sur les six premiers mois de l’année (comparé à la même période de 2018) à 47 milliards d’euros.

Mais en évacuant les éléments exceptionnels, comme les plus-values de cession qui avaient gonflé certains résultats en 2018, "on est sur une hausse des bénéfices" qui témoigne d'une "résilience assez forte des grandes valeurs françaises", assure Daniel Larrouturou, gérant actions chez Diamant Bleu Gestion (désormais Dôm Finance), cité par l’AFP.

Par ailleurs, les revenus demeurent en progression: le chiffre d’affaires cumulé de ces entreprises a lui progressé de 5,6% à près de 693 milliards d'euros.

Total toujours premier contributeur aux profits du CAC

Le géant pétrolier Total domine le classement des profits avec 5,1 milliards d'euros de bénéfice net. Un chiffre néanmoins en recul de 5,45%, affecté par la baisse des prix du pétrole.

En deuxième et troisième positions figurent la banque BNP Paribas (4,4 milliards d'euros de bénéfice) et le groupe de luxe LVMH (3,3 milliards).

Vivendi affiche la meilleure progression

Parmi les plus fortes progressions de l'indice, Vivendi et Airbus ont vu leur bénéfice grimper respectivement de 215% et 141%.

En revanche, "il y a deux secteurs essentiellement qui sont contre-performants, à savoir l'automobile et les banques", a souligné Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Rattrapé par la crise du secteur, Renault a vu son bénéfice net divisé par deux sur un an, à 970 millions d'euros. Le groupe a été fortement affecté par l'effondrement de son allié japonais Nissan (-95% d'avril à juin), qui lui a coûté quelque 21 millions d'euros.

Michelin a également faibli à 844 millions d'euros (-7,96%). Dans le secteur, seul Peugeot tire son épingle du jeu (+23,7%).

Du côté des banques, les résultats sont contrastés, faiblesse des taux oblige. Crédit Agricole et Société Générale ont chacune enregistré une perte de bénéfice de l'ordre de 13%. BNP Paribas fait figure d'exception dans le secteur avec une progression de plus de 10%.

Carrefour figure en queue de peloton du CAC 40, avec une perte nette publiée de 458 millions d'euros au premier semestre. Le groupe de grande distribution, engagé depuis dix-neuf mois dans un vaste plan de transformation, a toutefois réduit sa perte de près de moitié.

Le sidérurgiste ArcelorMittal -techniquement luxembourgeois et principalement coté à Amsterdam, mais intégré au CAC 40- est le seul autre groupe dans le rouge (29 millions d'euros de pertes) sur le semestre.

Pour le second semestre, Daniel Larrouturou prévoit "une nouvelle dégradation dans les secteurs cycliques" mais aussi "des difficultés pour les banques et même les assurances".

OC avec AFP