BFM Patrimoine

Les Français préfèrent clairement l'assurance-vie au livret A

21 milliards d'euros ont été collectés.

21 milliards d'euros ont été collectés. - Philippe Huguen - AFP

L'an passé, les sommes collectées par les assureurs ont quasiment doublé par rapport à 2013.

Si l'année 2014 n'a pas été rose pour le Livret A, elle aura été particulièrement florissante pour l'assurance-vie.

Ce placement a enregistré une collecte nette de 21 milliards d'euros l'année dernière, selon les estimations de l'AFA publiée ce jeudi 29 janvier. Cela représente un quasi-doublement par rapport à 2013 où la collecte était de 11 milliards d'euros et sa meilleure année depuis 2010.

Sur l'ensemble de l'année, le montant total de l'épargne placé sur le Livret A a baissé de 6,13 milliards d'euros. Les épargnants, peu encouragés par le taux peu attractif de ce placement, semblent donc avoir privilégiés l'assurance-vie. D'autant que, malgré une baisse de 0,3 point par rapport à l'an dernier, le rendement moyen de l'assurance-vie en euros s'est établi à 2,5% en 2014, soit le deuxième meilleur rendement des produits financiers, derrière l'assurance-vie en unités de compte (contrat plus risqué qui comprend une large part d'actions), qui a rapporté 4,7% en moyenne

51 milliards d'euros de collecte en 2010

Nous sommes néanmoins loin des niveaux de 2009-2010. La collecte avait alors atteint plus de 50 milliards d'euros. Avant de chuter à 8 milliards en 2011. En 2012, les assureurs avaient même dû faire face à une décollecte (6 milliards d'euros) en 2012.

D'après l'étude de l'association française de l'assurance, l'objectif premier des souscripteurs de nouveaux contrats d'assurance-vie reste de se constituer un capital ou une rente en vue de la retraite (27%). Vient ensuite l'envie de transmettre un capital (16%) et d'épargner sans projet précis ou par précaution (14%).

Plus globalement, le secteur de l'assurance a enregistré un chiffre d'affaires en hausse de 6% en 2014 à 199 milliards d'euros, tiré par l'assurance de personnes (148 milliards d'euros) qui a vu ses cotisations grimper de 7% quand l'assurance dommages n'a progressé que de 1,5%.

Bernard Spitz, président de la FFSA se montre donc confiant : "Ce sont des résultats honorables" dans une "année charnière", ponctuée de changements réglementaires dans un contexte économique particulier: taux bas, quasi déflation, chômage en hausse...