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La privatisation d'ADP certainement repoussée à 2022, au plus tôt

80% des salariés d'ADP en chômage partiel

80% des salariés d'ADP en chômage partiel - ERIC PIERMONT / AFP

La situation très délicate du secteur aérien amène le gouvernement à remettre à plus tard la privatisation d'Aéroports de Paris.

Le gouvernement a déjà suspendu son projet de privatisation d'ADP en raison de la crise du coronavirus qui a frappé de plein fouet le secteur du transport aérien, et risque d'amputer de moitié le chiffre d'affaires de l'exploitant des aéroports parisiens cette année.

Sur BFMTV, Elisabeth Borne, Elisabeth Borne, la ministre de la transition écologique et solidaire a esquissé un nouveau calendrier. "Ce n'est pas le sujet des mois qui viennent (...) au-delà de 2022, on verra", a-t-elle déclaré.

Rappelons que le gouvernement s'appuie sur la loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) pour mener un jour à bien cette privatisation. Elle prévoit de permettre le transfert au secteur privé d’une majorité du capital d’ADP, dont l’Etat détient aujourd'hui 50,6%, représentant quelque 9,5 milliards d'euros. 

Reste que le sujet est très sensible. Outre un référendum d'initiative partagée (RIP) qui a enregistré un peu plus d'un million de signatures, un chiffre insuffisant pour qu'il soit validé, le Sénat à majorité de droite a rejeté le projet de loi à deux reprises.

Olivier Chicheportiche