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La Bourse de Paris en hausse raisonnable après la Fed

Le palais Brongniart, qui abrite la bourse parisienne.

Le palais Brongniart, qui abrite la bourse parisienne. - -

Le CAC 40 a clôturé en hausse de 0,85% à 4.206 points ce jeudi 19 septembre. Après avoir ouvert en forte augmentation, la progression de l'indice s'est calmée au cours de la journée.

L'euphorie des marchés après la décision de la Fed de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante en l'état s'est un peu calmée ce jeudi 19 septembre. Après avoir ouvert en hausse de 1,32% à 4.225 points ce matin, le CAC 40 a terminé la journée sur une hausse plus modérée, de 0,85% à 4.206 points.

La Fed crée la surprise mercredi, en annonçant qu'elle maintenait ses rachats d'actifs à 85 milliards de dollars par mois, ainsi que son taux directeur proche de zéro. Les investisseurs, eux, tablaient sur une réduction des injections de liquidité de l'ordre de 5 à 10 milliards de dollars.

Cette nouvelle avait en tout cas ravi les marchés: les indices américains battaient leurs records historiques en clôture, les Bourses de Francfort, Londres, Tokyo se réveillaient et se couchaient dans le vert.

Mais au cours de la journée de jeudi, la progression des indices s'est gentiment calmée. A l'ouverture, Wall Street continuait de progresser, mais de manière bien plus prudente que la veille.

Réaction illogique des marchés

De nombreux observateurs craignent que cet enthousiasme ne soit de courte durée. Finalement, le statut quo décidé par la Fed montre que la reprise économique américaine n'est pas assez solide pour retirer la perfusion.

François Chaulet, directeur général de Montségur Finance, pointe d'ailleurs le paradoxe de la flambée des places financières. Les marchés ne sont pas "censés se réjouir d'une mauvaise nouvelle" comme ils le font, estime-t-il. Mais "chaque fois que les indicateurs économiques sont mauvais, les investisseurs en déduisent que la Fed va continuer d'injecter des liquidités dans le système, et les marchés flambent".

La Fed a dit jeudi s'inquiéter en particulier du fait que "les taux sur les prêts immobiliers ont encore augmenté" et que "la politique budgétaire freine l'économie". Dans sa conférence de presse, son président, Ben Bernanke, a rappelé qu'un ralentissement des rachats d'actifs de la Fed restait possible avant la fin de l'année. La Réserve fédérale américaine se réunira encore à deux reprises, en octobre et en décembre.

Nina Godart