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La Bourse de Paris chute de 4,6%, au plus bas depuis neuf mois

LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS

LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS - -

PARIS - La Bourse de Paris a clôturé vendredi à son niveau le plus bas depuis neuf mois, les investisseurs craignant désormais une répercussion...

PARIS (Reuters) - La Bourse de Paris a clôturé vendredi à son niveau le plus bas depuis neuf mois, les investisseurs craignant désormais une répercussion mondiale des difficultés de la Grèce.

L'indice CAC 40 a fini en recul de 4,6% à 3.392,59 points, son niveau de clôture le plus bas depuis le 29 juillet 2009. Sur la semaine, l'indice parisien a abandonné 11,1%.

Les autres grandes places européennes ont chuté également, signant comme Paris leur cinquième séance consécutive de baisse. La dégringolade s'est accentuée après une téléconférence du G7 qui s'est achevée sur une déclaration formelle, les ministres faisant simplement part de leur décision de surveiller de près l'instabilité sur les marchés financiers en réaction à la crise grecque.

Dans la dernière heure de cotation, le CAC 40 est ainsi descendu jusqu'à 3.349,96 points.

L'indice paneuropéen EuroFirst 300 a fini la séance en recul de 3,71%, son niveau le plus bas depuis six mois. Sur la semaine, il abandonne 8,75%, une chute hebdomadaire inégalée depuis novembre 2008.

L'EuroStoxx 50 a perdu 4,26%. Londres a reculé de 2,62% et Francfort de 3,27%.

"C'est un peu la panique, la peur d'une contagion (des problèmes de la dette grecque à l'ensemble de l'Europe du Sud). Plus le marché baisse et plus les 'stop-loss' (programmes de ventes automatiques) se déclenchent", commente un trader à Paris. "On n'est plus vraiment dans le rationnel."

Les valeurs financières françaises ont été très attaquées, avec une chute de 8,00% pour Société générale, de 7,2% pour le Crédit agricole et de 5,68% pour BNP Paribas.

"Les gens qui veulent 'shorter' (prendre des positions contre) l'euro le font à travers les valeurs financières plutôt que via le marché obligataire ou les devises", commente un analyste financier basé à Londres, qui a requis l'anonymat.

"Après les valeurs espagnoles et italiennes, il y a maintenant un rattrapage sur les valeurs financières françaises. C'est pourquoi BNP Paribas, qui est une valeur phare de la zone euro, est vendue par ceux qui veulent sortir de leur exposition à la région", ajoute-t-il.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se réunissaient dans la soirée à Bruxelles pour formaliser au plus haut niveau le plan d'aide européen à Athènes. La réunion était aussi conçue comme l'occasion de délivrer un message d'unité et de solidarité face aux marchés financiers.

Juliette Rouillon, avec Matthieu Protard, édité par Dominique Rodriguez