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Faute d'accord sur sa restructuration financière, CGG rechute en Bourse

CGG n'a toujours pas réussi à restructurer sa dette (photo d'illustration)

CGG n'a toujours pas réussi à restructurer sa dette (photo d'illustration) - Karen Bleier - AFP

CGG n'arrive toujours pas à trouver un terrain d'entente avec tous ses prêteurs sur sa restructuration financière. Résultat, le titre de la parapétrolière connaît une nouvelle déconvenue en Bourse.

À 15h30, CGG a finalement repris sa cotation. Et comme on pouvait s'y attendre, le titre de la parapétrolière a lourdement chuté, finissant la séance en baisse de 13,3%, faute d'accord sur sa dette. L'ex-star du CAC 40 s'est dit vendredi déterminée à trouver un terrain d'entente avec tous ses prêteurs sur sa restructuration financière, indispensable pour assurer sa survie, dans un environnement pétrolier dégradé qui a amplifié sa perte nette trimestrielle.

"À ce jour, les positions des différentes parties prenantes n'ont pas convergé vers une proposition recueillant l'accord de toutes les parties", a indiqué CGG. La restructuration envisagée prévoit une conversion en actions de la dette non sécurisée (1,9 milliard de dollars) afin de diviser par trois la dette brute d'environ 3 milliards de dollars. Elle inclut également une extension de la maturité des échéances de la dette sécurisée (800 millions de dollars) et l'injection de nouvelles liquidités à hauteur de 425 millions. 

Une procédure de sauvegarde est envisagée

Cette proposition, qui a fait l'objet de "discussions complexes et intenses", a pour l'heure reçu l'assentiment d'un investisseur institutionnel de longue date, le fonds DNCA, et du comité de coordination des prêteurs sécurisés, a déclaré le directeur général de CGG, Jean-Georges Malcor, lors d'une conférence téléphonique. Reste donc à convaincre les obligataires.

"Notre priorité est bien entendu de continuer ces discussions pour tenter de rapprocher les positions", a assuré Jean-Georges Malcor. "Cela signifie que les discussions vont se poursuivre avec la ferme volonté de trouver dans les meilleurs délais un accord complet", a-t-il ajouté sans toutefois se fixer de date butoir. En cas d'échec, CGG - détenu à 9,35% par la banque publique Bpifrance - a dit envisager "toutes les options légales pour préserver l'activité du groupe", notamment une procédure de sauvegarde. 

Si l'entreprise peut encore éviter la faillite, les actionnaires ont eux revanche quasiment tout perdu. En l'espace de 5 ans, ils ont vu le cours de Bourse de CGG s'effondrer de plus de 95%. La société ne pèse désormais plus que 120 millions d'euros en Bourse alors que sa valorisation avoisinait les 6 milliards d'euros en septembre 2007. De quoi frustrer plus d'un actionnaire.

L'évolution de CGG en Bourse lors des dix dernières années
L'évolution de CGG en Bourse lors des dix dernières années © TradingSat.com
S.B. avec AFP