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Europe: accélération des indices après l'ISM.

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(CercleFinance.com) - Le retour du secteur manufacturier américain en zone d'expansion, d'après l'indice ISM, s'ajoutait aux résultats des 'stress tests' des banques espagnoles pour soutenir le redressement des indices européens. A une demi-heure

(CercleFinance.com) - Le retour du secteur manufacturier américain en zone d'expansion, d'après l'indice ISM, s'ajoutait aux résultats des 'stress tests' des banques espagnoles pour soutenir le redressement des indices européens.

A une demi-heure de la clôture, Milan grimpait de 2,6%, loin devant Francfort, Londres et Zurich (+1,6%) et Madrid (+1,2%). Sur Euronext, Paris s'adjugeait 2,2%, Amsterdam 1,3%, Bruxelles 1%, et Lisbonne 0,5%. Au même moment, Wall Street prenait 1,1%.

Le secteur manufacturier des Etats-Unis a opéré une accélération surprise au mois de septembre, à en croire l'indice ISM manufacturier qui est ressorti à 51,5 le mois dernier après 49,6 en août. A titre de comparaison, les analystes ne l'attendaient qu'en légère hausse à 50.

Ce chiffre éclipsait la baisse surprise des dépenses de construction (-0,6% en août) et surtout contredisait l'indice PMI manufacturier de Markit qui a reculé à 51,1 en septembre, soit un plus bas depuis trois ans.

Les marchés profitaient encore des 'stress tests' des banques espagnoles, qui n'ont pas révélé de mauvaises surprises : leurs besoins de recapitalisation se montent à près de 60 milliards d'euros, un niveau 'en-dessous de l'enveloppe de l'aide de l'Europe', selon Aurel BGC.

'Après la publication de son budget 2013, il n'y a plus d'entrave à ce que l'Espagne demande l'aide à l'Europe. Le pays pourrait toutefois attendre que le MES soit créé, le 8 octobre prochain', ajoutait le bureau d'études.

Autre nouvelle plutôt encourageante, l'indice désaisonnalisé PMI final Markit pour l'industrie manufacturière de l'Eurozone est ressorti à 46,1 en septembre : il a progressé par rapport à août (45,1) et à sa dernière estimation flash (46), et atteint un plus haut de six mois.

'Ce fléchissement du taux de contraction suggère que le plus fort de la crise pourrait être passé', jugeait Chris Williamson, chief economist à Markit, qui considérait néanmoins le retour à la récession dans la zone euro au troisième trimestre comme inévitable.

Sur le plan des valeurs, Xstrata grimpait de 2,7% à 983 pence à Londres, après un accord avec Glencore (stable à 343 pence) sur les termes de leur projet de fusion, avec un ratio d'échanges de titres plus favorable au premier.

Nokia s'adjugeait 3,1% à 2,1 euros à Helsinki, à la suite de la formation d'un partenariat dans la cartographie avec Oracle, avec en ligne de mire une clientèle d'entreprise. Crédit Suisse a en revanche dégradé son opinion sur Nokia à 'sous-performance'.

A Paris, Michelin prenait 3,9% à 63,4 euros, sous l'impulsion d'un relèvement de recommandation à l'achat chez UBS, alors qu'Alcatel-Lucent lâchait au contraire 2,7% à 0,84 euro, après une dégradation à 'vendre' du même broker.

Mais c'est Crédit Agricole (+7,2% à près de 5,8 euros) qui caracolait en tête du CAC40, dopé par son entrée en négociations exclusives avec Alpha Bank pour la cession de la totalité du capital de sa filiale grecque Emporiki.

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