BFM Patrimoine

CAC40: tente de préserver 4970 grâce au redressement WStreet

BFM Patrimoine
(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -Paris (-1,2%) navigue entre 4.960 et 4.975 depuis la mi-journée. La tension des taux longs qui a propulsé le rendement du Bund au-dessus des 0,70% et celui des OAT vers 1,03% a de nouveau provoqué un 'sel

(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -Paris (-1,2%) navigue entre 4.960 et 4.975 depuis la mi-journée.

La tension des taux longs qui a propulsé le rendement du Bund au-dessus des 0,70% et celui des OAT vers 1,03% a de nouveau provoqué un 'sell-off' ce mardi matin avec des écarts moyens dépassant les -2% à travers toute l'Europe.
Une tentative de redressement s'est dessinée à partir de la fin de la matinée mais elle a été partiellement contrecarrée par l'ouverture en berne des indices américains cet après-midi (cela va un peu mieux depuis 16H15).

Le coeur du problème -et source de la nervosité générale- demeure la dégradation de la situation financière de la Grèce qui vient de rembourser 750MnsE au FMI en puisant dans un fonds de secours car il n'y a plus un Euro en caisse.
Chez nos voisins, Francfort abandonne ainsi 1,8%, Londres -1,6%, Madrid -1,3% et l'Euro-Stoxx50 affiche -1,6%.
A Wall Street, le Dow Jones et le 'S&P' reculent encore de 0,3% et le Nasdaq de 0,5%... mais ces 3 indices ont effacé la moitié de leurs pertes initiales.

'La récente volatilité du compartiment obligataire a joué un grand rôle dans le parcours agité des marchés d'actions dernièrement', soulignait ce matin IG. Cet après-midi encore, les taux à 10 ans se tendent, y compris pour le Bund allemand (+7 points de base à 0,68% à 16H30).

'Les discussions se poursuivent entre la Grèce et ses principaux créanciers, mais la réunion entre les ministres des finances de la zone euro, qui a commencé hier à Bruxelles, patine', note par ailleurs Saxo Banque.

'Les investisseurs espèrent un accord avant la fin du mois. Toutefois, en dépit des progrès de la Grèce en matière de réformes, les membres de l'Eurogroupe continuent de montrer leur exigence et attendent plus', poursuit-il.

En l'absence de donnée statistique ce jour - hormis une hausse de 0,5% de la production industrielle britannique en mars - l'attention des investisseurs se concentre sur une actualité des sociétés assez fournie.

Plus forte baisse de l'indice phare, Airbus Group (-2,35%) accuse toujours le coup après le crash d'un A400M ce week-end près de Séville (Espagne) et pâtit de la hausse de l'euro, qui à ce stade engrange 0,8% face au dollar à 1,1245.

Lanterne rouge du SBF 120, le titre Eiffage cède de son côté 3,5% dans le sillage de la publication d'un chiffre d'affaires du premier trimestre d'environ trois milliards d'euros, en retrait de 0,5% à périmètre et change constants. Le groupe a en outre réitéré sa prévision d'un chiffre d'affaires en léger repli pour 2015.

Thales (-1,8%) est également délaissé alors qu'Henri Proglio, dont l'appartenance aux conseils d'administration de deux filiales de Rosatom fait grincer des dents à Bercy, a fait savoir qu'il ne prendra finalement pas la présidence du groupe.

A contrario, Numericable-SFR (+2%) s'illustre à la hausse après avoir annoncé un Ebitda de 930 millions d'euros au titre du premier trimestre, un chiffre en hausse de 21% par rapport au premier trimestre 2014 alors que le consensus ne visait 'que' 819 millions d'euros (le titre a même flambé de +7% initialement et inscrit un plus haut à 55,6E).

Copyright (c) 2015 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Cercle Finance