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CAC40:excès d'exubérance de mardi contrarié par trimestriels

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(CercleFinance.com) - Paris cède -0,87% (à 3.504,5Pts) à l'issue d'une journée des '3 sorcières' soporifique... avec une lente glissade du CAC40 jusque vers 3.495Pts vers 17H29) et un ultime 'coup de reins' salvateur qui permet de sauver les 3.5

(CercleFinance.com) - Paris cède -0,87% (à 3.504,5Pts) à l'issue d'une journée des '3 sorcières' soporifique... avec une lente glissade du CAC40 jusque vers 3.495Pts vers 17H29) et un ultime 'coup de reins' salvateur qui permet de sauver les 3.500Pts.
Cette journée fut marquée comme les 2 précédentes par une évaporation de la volatilité : pas un souffle d'air et y compris entre 15H30 et 16H (compensation sur le contrat PX1 échéance octobre vers 3.515Pts).

Le repli de 0,9% ramène le gain hebdomadaire à +3,4%, ce qui demeure cependant l'une des meilleures performances de l'année 2012, avec la première et la dernière semaine de juin (+3,45% et +3,42% respectivement).
Chez nos voisins, lourd repli de Milan (-2%) et Madrid (-2,3%, pas de renflouement direct des banques espagnoles en vue avant fin 2013)... et l'indices des 'technos' allemand chute de -1,9% (Francfort de -0,75% seulement).
Wall Street termine mal la semaine et les pertes se creusent depuis 17H avec un Dow Jones et un 'S&P' qui lâchent -1,15% et le Nasdaq -1,6%.

Dow Jones est plombé par le recul de General Electric (-3%) après ses trimestriels décevants, le Nasdaq par Google (-1,7% à 682$) après la mésaventure de jeudi après-midi (-8%).

Le point d'orgue de la semaine écoulée, c'était le sommet de Bruxelles: il débouche une fois de plus sur un accord a minima sur l'Union Bancaire (qui n'engage en fait personne) conclu à l'arraché à 5 heures du matin.

Les économistes constatent quelques avancées 'techniques' sur la définition de l'union bancaire (qui concerne la supervision par la BCE de 6.000 banques) mais la mise en place des différentes propositions devrait s'avérer complexe et ne s'inscrivent dans aucun calendrier précis, hormis une date butoir fixée au 1er janvier 2014.

'Nous avons eu droit à un beau sommet à Bruxelles dans le plus pur style européen', ironise pour sa part NFinance.

'Personne n'est vraiment sorti gagnant ni perdant mais le compromis s'est négocié pas à pas sur tous les points', renchérit le bureau d'études, pour qui 'le cadre légal reste encore à définir et les Allemands feront tout pour retarder au maximum le processus, les élections législatives teutonnes ayant lieu en septembre 2013'.

Selon les spécialistes, 'nous touchons bien là le mal européen, à savoir des intérêts divers au sein d'une gouvernance qui doit prendre des décisions communes'.

'Même si les solutions semblent avoir été trouvées, l'exécution pourrait encore, comme nous l'avons vécu plusieurs fois au cours des dernières années, créer des crises d'urticaires chez les investisseurs, dirigeants et autres hommes politiques', estime enfin NFinance.

Pour Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets France, 'si la donne politique européenne inspire la prudence, les récentes publications d'entreprises (Ebay, Goldman Sachs, Bank of America, LVMH) peuvent être accueillies avec optimisme'.

'Certes ces résultats ne sont pas tonitruants, mais ils ont le mérite d'être plutôt conformes aux attentes, ce qui ne produira pas de déception particulière en Bourse', souligne-t-il. La tendance se trouve néanmoins pénalisée par des résultats jugés décevants de Google et Microsoft puis de 'GE' et Coca-Cola cet après-midi.

Sur le front des valeurs, Carrefour bondit de 5,85%, après la cession de ses activités en Colombie au chilien Cencosud pour un montant de deux milliards de dollars.

'Ce prix semble particulièrement bien négocié puisqu'il représente 1,3X le chiffre d'affaires du groupe dans ce pays, nettement au-dessus des ratios habituellement pratiqués qui sont plus proches de 0,5X', souligne Aurel BGC.

Côté replis au sein du CAC40, Société Générale (-2,5%) vient d'annoncer la vente de Geniki Bank à Piraeus Bank, par ailleurs, BNP-Paribas et Crédit Agricole chutaient de -2,3%.
ALcatel-Lucent qui gagnait jusqu'à +4% en matinée se fait laminer en clôture avec une perte de -2,5%.
Alstom dévisse de -3,6% sur une dégradation d'objectif par un broker, ST-Micro affiche le même score.
Vallourec prend 1,15%, alors que Cheuvreux a relevé vendredi sa recommandation sur le titre de 'surperformance' à 'valeur préférée', avec un objectif de cours de 44 euros présentant un potentiel de hausse de 30%.

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