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CAC40: 6ème hausse consécutive, flash krach sur EADS à 9H35.

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(CercleFinance.com) - La démission de Mario Monti est apparemment devenue au fil des heures un non évènement, presque une bonne nouvelle si l'on en juge par la hausse de +0,18% du CAC40 qui vient d'aligner une 6ème séance de hausse consécutive

(CercleFinance.com) - La démission de Mario Monti est apparemment devenue au fil des heures un non évènement, presque une bonne nouvelle si l'on en juge par la hausse de +0,18% du CAC40 qui vient d'aligner une 6ème séance de hausse consécutive et un 4ème record annuel en 5 séances (à 3.612Pts).

La lecture du graphique est édifiante: un algorithme haussier a été mis en route vers midi (et 3.580Pts) et la tendance haussière n'a rencontré
aucune opposition jusqu'à 17H35.
En effet, les vendeurs potentiels 'se couchent' -comme d'habitude depuis 3 semaines- dès qu'ils identifient les prémices d'une hausse robotisée.
Un 'plus bas' en séance avait été inscrit vers 3.575 à 9H35 lors du flash krach sur EADS (voir le dernier paragraphe de cette synthèse).

Hausse également à Londres et Francfort (+0,2%) alors que Milan reste en chute libre de -2,2% (et Madrid cède par contagion -0,6%).
A Wall Street, les 3 principaux indices ont vite repris le chemin de la hausse et Dow Jones (+0,25%) devrait inscrire une 4ème séance de hausse, le Nasdaq gagne +0,4% et e 'S&P' +0,15%.

'Ce week-end, Silvio Berlusconi, 76 ans, a entamé l'un des revirements dont il a le secret', souligne NFinance. 'Dos au mur, acculé par la justice, ce dernier se lance dans une ultime bataille pour briguer la présidence du Conseil en retirant sa confiance à Mario Monti alors que le PDL coule dans les sondages', précisent les spécialistes. 'Conséquences: Mario Monti démissionne, l'euro recule, la dette italienne est sous pression', ajoutent-ils.

Chez IG, on estime que la démission de Mario Monti de son poste de Président du Conseil après la ratification du budget 2013, prévue d'ici Noël, à la suite de l'arrêt du soutien du parti de Berlusconi, et l'organisation d'élections probablement le 24 février prochain, 'est de nature à remettre en cause partiellement la trajectoire de l' Italie en matière de réformes de structure et de réduction des déficits publics' et 'pourrait être préjudiciable à la résolution de la crise européenne'.

Barclays Bourse indique pour sa part que la réélection [de Berlusconi] 'semble improbable' (entre 14% et 18% d'intentions de votes pour le PDL).

'Cette incertitude politique ne devrait pas entraîner les indices actions très loin à la baisse, les investisseurs étant convaincus que la réalité budgétaire continuera à dicter la politique', considèrent les gérants.

D'autre part, pour Saxo Banque, l'absence de consensus entre Républicains et Démocrates aux Etats-Unis ne permet pas aux investisseurs d'être pleinement rassurés, le fiscal cliff étant présent dans tous les esprits.

Au chapitre, très mince, des bonnes nouvelles, 'malgré une contraction attendue du PIB japonais à -0.9% au troisième trimestre, les chiffres de la production industrielle en Chine ont montré une singulière amélioration', soulignent les spécialistes. En effet, pour le mois de novembre, cet indicateur est venu s'établir à 10,1%, soit une progression à deux chiffres pour la première fois depuis le mois de mars.

En outre, l'opération de rachat de la dette grecque au secteur privé, éclipsée par l'actualité à Rome, serait un succès.

Les valeurs financières ont été pratiquement les seules à pâtir de la situation italienne. Société Générale perd 1,6%, Crédit Agricole -2,6% à 5,95E et BNP Paribas -2%.

STMicroelectronics progresse de 4,4%, après avoir présenté un nouveau plan stratégique devant se caractériser par son désengagement de ST-Ericsson et un objectif d'une marge d'exploitation de 10%.
Peugeot reprend +4,65% et soulève la résistance des 4,7E, Renault engrangeait +1,35% et EDF reprenait +1,6%.

Sur le plan des plus petites valorisations, Korian avance de 3,58% à 12,12 euros, suite à l'annonce du lancement, à travers sa filiale Korian Deutschland, d'une offre publique d'achat volontaire sur Curanum, au prix de 2,5 euros par action.

Rappel: cette séance a été marquée par un 'flash krach' sur EADS, victime d'un soudain plongeon de -10% en 1 minute, de 29,44E vers 26,35E (à 9H35 précise).
Le passage sous 29E aurait le déclenchement d'une cascade de 'stops' à la vente mais pas de 'gros doigt' -et c'est encore plus inquiétant- pour expliquer cet effondrement: il ne s'est échangé que 85.000 titres entre 9H34 et 9H35 alors qu'EADS chutait de -9,5% alors qu'il avait fallu pas moins de 23 Millions de titre pour passer de 26,35E à 30E.

Le titre a été réservé durant 5 minutes avant d'effacer tout le terrain perdu à 9H35 puis de revenir au contact des 29,6E (son zénith du 6 décembre) vers 11H45.

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