BFM Patrimoine

Bourse : le CAC 40 clôture en forte baisse

Le CAC 40 n'avait pas connu pire séance depuis plus de trois ans

Le CAC 40 n'avait pas connu pire séance depuis plus de trois ans - AFP

Frappé par la recrudescence des tensions commerciales sino-américaines, l’indice parisien a reculé de 2,19%, ce lundi.

La Bourse de Paris a de nouveau fini en fort recul lundi (-2,19%), toujours frappée de plein fouet par la recrudescence des tensions commerciales sino-américaines et les craintes que cela fait peser sur la croissance mondiale.

L'indice CAC 40 a perdu 117,45 points à 5.241,55 points, dans un volume d'échanges soutenu de 4,7 milliards d'euros. Vendredi, il avait perdu 3,57%. En deux jours l'indice a perdu 5,76% et effacé tous ses gains des deux derniers mois.

ArcelorMittal a reculé de 4,43% à 12,76 euros, Vallourec de 6,78% à 2,75 euros et CGG de 7,58% à 1,76 euro. ArcelorMittal a reculé de 4,43% à 12,76 euros, Vallourec de 6,78% à 2,75 euros et CGG de 7,58% à 1,76 euro.

Les autres places boursières européennes ont aussi clôturé en nette baisse. La Bourse de Londres a chuté lundi de 2,47%, lésée par les craintes d'une aggravation du conflit commercial sino-américain. A la clôture, l'indice FTSE-100 des valeurs vedettes a dévissé de 183,21 points à 7.223,85 points. De son côté, le DAX allemand a reculé de 213,93 points pour finir à 11.658,51 points.

« Les marchés européens ont été secoués par la montée des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine » a expliqué à l’AFP David Madden, analyste chez CMC Markets UK. « Le fait que la banque centrale chinoise a permis au yuan de crever le plancher des 7 yuans pour un dollar sans intervenir laisse penser que Pékin est sérieux » dans sa confrontation avec Washington, a-t-il ajouté.

« Le trio infernal pour les investisseurs est au complet : le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis prend une nouvelle dimension, on reparle de la dévaluation du yuan et la Fed ravive les inquiétudes », résume, de son côté, Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.

La rédaction avec AFP