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Bonduelle pénalisé par de mauvaises récoltes

Les perspectives de Bonduelle sont assombries par des récoltes difficiles.

Les perspectives de Bonduelle sont assombries par des récoltes difficiles. - Philippe Huguen - AFP

Bonduelle a connu une séance boursière difficile avec la révision en baisse de ses perspectives sur fond de mauvaises récoltes.

Le premier producteur de "légumes prêt-à-l'emploi" en Europe a vu son cours de Bourse chuter mardi de 4,56% à 22 euros après la publication de ses résultats annuels.

Le groupe n’a pourtant pas pour habitude de décevoir les investisseurs. Cela fait plusieurs années qu'il prouve l’efficacité de sa stratégie de diversification tant technologique (conserves, surgelés, frais prêt à l’emploi) que géographique (deux tiers des ventes réalisées en Europe, un tiers hors d’Europe).

Résultats sans surprise

Publié ce mardi, le chiffre d’affaires de 1,967 milliard d’euros de l’exercice 2015/2016 est d’ailleurs tout proche du record absolu de 1,981 milliard d’euros de 2014/2015, malgré l’absence de reprise marquée de la consommation et la guerre des prix en Europe, ainsi que la crise économique en Russie et au Brésil.

Côté rentabilité, les baisses du résultat opérationnel courant (-7,2% à 103,5 millions d'euros) et du résultat net (-22,5% à 53,7 millions d’euros) étaient anticipées et s’expliquent principalement par des effets de change (rouble russe principalement) et des éléments exceptionnels (notamment les coûts de réorganisation du dispositif industriel en région Nord-Picardie).

Les perspectives se dégradent

En revanche, le métier de transformateur de légumes reste inévitablement exposé aux aléas climatiques. "Si les résultats sont sans surprise, les craintes concernant les récoltes difficiles, elles, se matérialisent", constatent ainsi les analystes de Louis Capital Markets.

Les mauvaises campagnes agricoles 2016 rencontrées en France, Russie (forte pluviosité et températures basses), États-Unis (sécheresse) et Brésil, assombrissent logiquement les perspectives de l’exercice 2016/2017.

Le groupe estime d’ores et déjà leur impact à 7 ou 8 millions d’euros sur son résultat opérationnel courant, désormais attendu à 98 ou 99 millions d’euros, soit une baisse de 5,3% et 4,3%. De nouvelles prévisions très en-deçà des attentes. Le consensus des analystes visait près de 113 millions d’euros.

François Berthon